Friday, November 5, 2010

Samedi matin, jour de marché à Guirvidig

Je me lève, et Avita vient me retrouver chez nous vers les 8ham. Elle m’annonce qu’elle doit aller aux champs de mil pour aider ses parents à planter. Je peux venir avec vous? Euh, d’accord, me réponds Avita. Elle n’a pas l’aire de trop comprendre pourquoi quelqu’un, avec toute sa tête se porterait volontaire pour aller planter le mil. Mais bon. Moi, je veux découvrir tout ça!


Alors on part, on marche 15 minutes pour arriver aux champs, on va chercher de l’eau, on va ensuite retrouver les parents à Avita, on prends les branches de mil et on se met à les planter, dans par deux dans les trous.

Après près d’une heure nous avons déjà terminé. On rentre à la maison, on se lave rapidement au sceau (toujours pas d’électricité, donc pas d’eau non plus), on se change et on part pour le marché!


Le marché. Quelle expérience! Après avoir acheter mes tomates, mon ail, mes oignons, mes bananes, un tapis, en plus de m’être fait demander en mariage, me faire dire que j’avais des grosses fesses et me faire quêter 100 Fcfa, c’est le temps de rentrer et aller manger chez la famille à Avita.


Après le repas, j’apprends à faire un éventail et on m’apprend que mercredi je vais apprendre à faire de la bouillie à la manière africaine. Quelle journée! Je rentre enfin chez nous vers les 17h. Je dois me reposer un peu car demain, je vais à Pouss avec Micha pour aller retrouver Jackie et aller passer du bon temps avec le Sultan et ses 4 femmes!

En 3 jours, j’ai passé du stade je m’emmerde royalement en ce moment à un après-midi avec le sultan

On est vendredi, je réveil comme toujours à 6 :03am. À 7 :40am je suis prête pour la visite du Chef du village, une rencontre obligatoire pour avoir sa « bénédiction » pour travailler dans le village. L’homme, qui est aussi le Sultan du village, a maintenant 90ans et est un peu malade. Certains disent que ces jours sont comptés. La rencontre est courte mais se déroule bien. Mati et moi, Mati, qui est mon volontaire national, la personne avec qui je travail sur une base journalière et moi retournons donc chez nous pour causer.


Après avoir causer de tout et de rien, du Canada, du marché de l’emploi, de la famille et plus encore, lui reprends le chemin de ses rizières de riz, et je me dis qu’il doit au moins être 12 :30pm. J’ai vraiment faim.

Erreur, il n’est que 10 :00am. Ah. J’ai comme un sentiment que la journée va être longue… Je commence donc à faire un peu de ménage, je me fais une souper lipton et j’attends que le temps passe.

10 :30am. Oh boy. Je commence à lire mon livre mais ça ne me tente pas. Il fait chaud et nous n’avons toujours pas d’électricité…


11 :00am. Je reçois un appel. C’est Abdoulaye, du bureau VSO. Il m’a envoyé un colis que je dois aller récupérer à la station du « Djamare Express ». YES!! Quelque chose à faire!


Je sort, me rends à la station. Le paquet n’est pas encore arrivé. Peut-être ce soir. Peut-être demain. On ne sait pas. Ah. Ok. Je marche, dit bonjour à quelques personnes. Sur mon chemin je rencontre un illustre inconnu qui s’en va chez mon voisin. Je vais donc avec lui, parle parle jazze jazze avec le voisin et son ami. La femme et la nièce qui habite chez là-bas viennent me voir, on discute on cause et BOUM, je me fais des amies!


On mange, on riz, on s’amuse et on passe finalement une bonne journée tous ensemble! Demain c’est le jour du marché. Tu veux venir avec moi?, me demande Avita, la nièce de mon voisin, oh que oui je veux venir!


Mon horaire de travail

4h30 : Cris de l’appel à la prière de la mosquée, ma voisine.


5h00: Cris de la prière par mon voisin la mosquée. C’est fort.


6 h00, réveil officiel, douche, déjeuner, exercices au sol (bon, pour l’exercice, c’est encore effectif, c’est un idéal…). Voir que je me réveil plus tôt qu’au Canada…!


7h30 ou 8h00 ou 9h00 ou 10h00 le travail commence. On commence à différentes heures dépendamment de ce qu’on fait et où on va aujourd’hui.


11 h30 : J’ai faim.


13h30-14h00, lunch et pause pour l’après-midi. On fait du lavage, on écrit, on fait une sieste, on va chercher de l’eau, on rempli son filtre à eau, on fait de la lecture, on cause avec les voisins, on va se promener en village ou bien on écoute les oiseaux chanter.


16h00 : Cours de langues les lundi, mardi et jeudi avec mon volontaire national.


17h00 : Fin de la journée.


18h : Il fait noir, je suis chez nous, je mange ou bien je cuisine, lis, écrit, cause avec les voisins ou me demande quoi faire de mon temps.


20h00-21h00, je suis dans mon lit, je lis ou bien j’écoute de la musique, j’attends le sommeil, qui n’est jamais trop loin pour une autre nuit de repos. Bien Sûre, je m’endors aux chants des crapauds dehors, des oiseaux qui ne sont pas encore couchées, aux lézards qui se battent entre eux dans mon toi. Il y a aussi plein d’autres bruits non identifiés. Je ne suis pas sûre s’ils viennent de l’intérieur de ma maison ou bien de l’extérieur. Et franchement, je préfère ne pas le savoir!

Visite des écoles de Kéléo, Mewi et Yangah

Départ à 7h30am à moto avec mon volontaire national, Mati. Étant donné que je n’ais pas encore de vélo, on doit faire le transport à moto. On quitte donc ma maison. Premier arrêt, l’école de Kéléo à 11km de chez nous. Voici comment vous rendre :


Prendre la piste qui même jusqu’à l’école de Guirividig, la largeur de la piste, environ 1m 50 centimètre. Fait attention aux écoliers, aux piétons, aux gens qui arrivent en sens contraire en vélo ou moto, aux chèvres et aux moutons (piste est une route non goudronné, composé principalement de terre battue, remplie de nid de poule assez creux merci, une route pas droite du tout)


Une fois arrivée à l’école, contournez la par derrière et continuer tout droit jusqu’à la pirogue suspendu dans le gros arbres plein de branche. À la pirogue, remonter la pente, qui possède un angle de 30° environ, jusqu’au camions de riz qui partent pour le Nigéria.


Continuez tout droit sur la route en zig zag en faisant attention nid de poules géants, aux bœufs, à la canne et ses cannetons, aux chèvres couchés en plein milieu de la piste, aux crapauds aux lézards, aux poules et aux libellules qui vous revolent en pleine face. Dieu merci pour les casques! Faites attention aussi aux autres cyclistes, moto et piétons derrière vous qui veulent vous dépasser et ceux qui arrivent en sens contraires.


À la vue de la carcasse du camion bleu et rouge, redescendre la piste et continuer tout droit jusqu’à la petite madame qui vend des beignets assis sous l’arbre. Tourner ensuite sur la piste à votre gauche.


Continuer jusqu’à la première piste à votre droite, longer cette piste jusqu’au barrage. Traverser le barrage, faite comme un U turn et premier ensuite à première piste à votre gauche.


Longer cette route jusqu’à la S.E.M.R.Y, endroit peupler d’arbres magnifiques. Arrivé au bout, demander votre chemin à quelque qui passe car avec la pluie certaines pistes ne sont pas praticables.

Le même genre de chemin s’applique aux autres écoles.


Se rendre à Kéléo nous a pris 35 minutes en moto, je vous laisse vous imaginer le temps que cela va nous prendre en vélo, à 45-50degré sous le soleil. C’est la saison « fraîche » en ce moment qui commence. Il fait 37°…


Pour l’état des écoles, et bien, les enfants sont assis souvent à même le sol, sur du sable ou bien du ciment. Les murs parfois mangés par les termites, les enfants de divers niveaux sont tous dans le même classe, les enseignants pas toujours qualifiés, les directeurs enseignent en même temps que d’être directeur à cause du manque de personnel. À l’école de Mewi les latrine se sont écroulés à cause des pluies, un des bâtiments aussi. Il reste donc une salle de classe pour accueillir les élèves de la 1ère à la 6ème année. Les professeurs attendent leur tour d’enseigner dehors. Tous les élèves restent quand même assis sur le sol, le temps que les cours passent…

Conversation avec Grin, mon voisin

Grin est un chic type, qui à la retraite, est venu s’installer à Guirvidig. Nous avons causer des saisons, de la neige, de l’érable (il ne connaissait pas le sirop d’érable) et d’agriculture. Il m’a montré son potager, m’a parlé de ces projets d’essayer de planter des patates et autres. Étant donné qu’il possède également quelques poules et coqs, je lui demande donc si il a aussi des œufs pour sa consommation personnelle :


Grin : Non, je n’ais pas d’œufs.

MF : Ah non, pourquoi?

Grin : Parce qu’à chaque fois que mes poules pondent des œufs, les serpents viennent les manger.

…… (Non mais vous auriez du voir ma face)

MF : Des serpents, dans votre cours?

Grin : Oui oui, ils viennent manger mes œufs.

MF : On m’a dit aussi qu’il y avait des scorpions dans l’Extrême Nord du Cameroun, y en a-t-il ici, à Guirvidig?

Grin : Oui, effectivement, j’en ais tué 2 gros noirs l’année dernière.

MF : Ah bon….


Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Ma maison, mon havre de paix!

Je ne pense pas vous avoir encore décris ma maison et l’environnement dans lequel je vis. Parlons tout d’abord de la maison. Imaginez premièrement une maison ronde. Imaginez


…………….


……………


Désolé de l’interruption, ma voisine vient de m’apporter un thermos de bouillie de mil! Comme c’est bon! En plus, ça ne me tentait pas de cuisiner ce soir! En parlant du voisinage!


Bon, poursuivons pour la maison. Comme je disais, imaginez que le tiers avant de la maison est un grand perron en forme de demi croissant. Visualisez le reste maintenant comme séparé en deux dans le milieu. La pièce à droite est ma chambre, avec salle de bain (enfin un rêve devenue réalité!). La pièce à gauche est donc ma cuisine! Ce que tout le monde trouve drôle, est que les deux pièces ne sont pas connectées. Il faut que je sorte dehors et fasse le tour de la maison pour aller dans l’autre pièce. Mais ça, je peux faire avec!


Et parlant du voisinage, c’est des gens vraiment super. Je peux dire que j’ai 2 voisins proches. Celui situé en diagonale est face, qui se prénomme Grin, est super sympathique. Il m’a fait goûter au fruit du figuier, qui est délicieux!!! J’ai même mangé avec lui et son père hier midi. On a mangé la pâte de mais avec la sauce gombo. Ce qui est pratique est que son père vent aussi des petits biscuits, du café et du sucre. Très conviviale!


Mon second voisin immédiat est en fait la grande Mosquée du village. Ça n’a l’air de rien, mais laissé moi vous dire qu’à tous les matins, je me fais réveillé à 5ham par le crit de l’appel de la prière. Bon, je commence déjà à être habitué. L’autre super voisine situé tout de suite après la Mosquée est ma super voisine qui m’a apporté la bouillie! Cette famille est très gentille et la mère est la présidente de l’AME, l’Association des Méres des Élèves de l’école de Guirvidig. Elle fait donc partie d’un des comités scolaires avec lequel je vais travailler! Super!

Et maintenant, parlons de ma cours. Bon, premièrement, je dois spécifier que je ne suis pas toute seule qui partage la cours. Nous sommes quelques privilégiés à avoir accès à 3 manguiers, tous de types de mangues différentes, des figuiers, les orangers, des citronniers, et un arbre à pamplemousse! SUPER!!! Mais la saison de tous ces arbres fruitiers est vers février. Présentement je suis en manque de fruit mais au printemps prochain, je serai en overdose de fruits! J’ai trop hâte!


Je partage aussi la cours avec d’autres choses que des succulents arbres fruitiers. Dans la cours, mon toit, mon salon et ma chambre, des familles de lézards, colonies d’araignées et fourmis sont de la partie. La colocation n’est jamais facile mais pour le moment ça va. Il y a juste aujourd’hui qu’une méga grosse araignée, plate comme une feuille de papier et rapide comme l’éclair à fait son apparition sur mon mur… J’ai tenté de la tuer avec ma sandale, mais c’était perdu d’avance, ce type d’araigné est vraiment trop rapide… Au moment même où je vous écrit est elle toujours sur mon mur. Peut-être attend-t-elle que je m’endorme… Ne vous inquiétez pas, je me suis informé, ces araignés sont inoffensives... Fiouf…!

Syndrome de la page blanche… 7 octobre 2010

Bon, ça fait longtemps que je vous ais raconté mes histoires… C’est en partie ma faute, j’ai le syndrome d la page blanche… je ne sais quoi raconter. Il y a aussi le fait que l’internet n’a pas fonctionner le weekend que j’étais à Maroua, le 1-2-3 octobre… ensuite, pas d’électricité en village… ça fait 1 semaine qu’on en a pas… c’est revenue hier soir et repartie cet après-midi. Pas d’électricité veut dire pas de batterie d’ordi pleine et veut aussi dire pas d’eau, c’est des puits de forages électrique… une chance que je m’étais fait une réserve d’eau!

Bon, à part de cela, e pourrais vous parler de la journée des enseignants, qui était, disons, hmmmm, une fête à l’africaine! Dû à la mauvaise température, pluie et vent violent, je n’ais pu me déplacer à Maga, une ville à 12 km de chez nous, là où la parade avaient lieu. Je me suis fait dire que de toutes façons, je n’ai rien manquer car il s’est mis à pleuvoir pendant la parade et tout le monde s’est à mis courir de tout bord tout côté. Ça devait quand même être très drôle à voir!


J’ai réussie à finalement me rendre ne moto en après-midi pour regarder le match de foot entre les enseignants des écoles primaires contre les enseignants du lycée. Malheureusement, les profs des écoles primaires ont perdu, mais le match était très drôle! Mélanger des vents violents et froids, des petites tempêtes de sable, des joueurs en gougounes, une foule délirante, et le produit est assez drôle merci!


Par la suite, vers les 8hpm, nous étions conviez, Micha, Jackie et moi-même, les trois volontaires sous l’arrondissement de Maga, à la fête qui était donnée. Nous faisions parti des invités d’honneur. Ce qui vous dire que pour la bouffe, on était servie parmi les premières. Le tout semblait bien se dérouler, il y avait de la musique, des speechs et tous les invités étaient assis et conversaient entre eux. Vient alors l’ouverture du plancher de danse. Au Cameroun, il est de tradition que des gens ouvre le plancher de danse en dansant un slow devant tout le monde. Étant donner que certains « aux placés » du ministère de l’éducation étaient présents, ils devaient ouvrir le bal. Bien entendu, sans notre consentement, Jackie et moi avons été appelés au micro pour aller danser un slow avec de purs inconnus pour ouvrir la soirée. C’était assez drôle merci!


Tout au long de la soirée, Micha, Jackie et moi-même avons dansé avec des purs inconnus. Tout le monde trouvait ça drôle et je me suis même fait complémenté sur ma façon de danser. Faut bien que mes hanches servent à quelques choses!

Première rencontre avec les écoles de Guirvidig, de Kéléo, de Yangah et Méwi

Aujourd’hui, 27 septembre 2010, j’ai visité l’école primaire de Guirvidig et rencontré son directeur. En fait, j’ai rencontré le directeur de Guirvidig 2. Parce qu’il y a un effectif d’élève trop élevé et pas assez de salle de classe, ils ont séparés les cours en deux. Il y a donc les cours de Guirvidig 2 le matin, de 7 :30am à 12 :00. L’école de Guivridig 1, avec un autre directeur et autres enseignants prend vie en après-midi, entre 12 :30 et 17 :00. Les infrastructure laissent à désirer : dans la plus part des salles de classe, il n’y a pas de « table-banc », donc les enfants sont assis à même le sol, qui est constituer de sable et parfois de ciment. Certaines classes n’ont pas de portes, donc sont toujours ouverte et les fenêtres ne sont pas fermées. Ce sont de grands trous dans les murs. C’est tout.


Il n’y a non plus pas d’eau de forage à boire. Le puit est fait mais pas tout a fait terminer. Si tout va bien, le tout devrait être finaliser cette année. Il n’y a pas non plus de vraie cloche pour sonner le début et fin des cours ainsi que la récréation. C’est le directeur, qui n’a pas de bureau, qui reste assis sous un arbre dehors pendant les heures de classe, qui demande à quelqu’un de cogner sur un gros baril de métal avec un bâton pour annoncer le début des cours. Le ratio professeur à élève est de 1 :112 pour l’année 2008-2009. Ça c’est la description d’une des 5 écoles avec lesquelles je vais travailler…


Sur une autre note, je suis allée voir ma voisine aujourd’hui. Elle m’arrangeait mes rideaux. J’ai acheté des beaux tissus aux couleurs africaines au marché de Maroua pour pouvoir bien couvrir mes fenêtres. Nous avons donc eue la chance de causer un peu. Étant donné qu’elle et ses amies ne parlent pas trop français, notre conversation était limité mais bien agréable quand même! Elle a aussi catégoriquement refusé les sous que je voulais lui donner pour son travail…


J’ai ensuite décidé d’aller un peu plus loin dans le village pour rencontrer la présidente de l’AME, qui est l’Association des Mères et Élèves. Étant donné qu’elle était partie en brousse (dans la « nature » du village), j’ai causé avec une autre femme et ses enfants qui logent chez eux. C’était bien agréable. C’est toujours intéressant de voir les différentes dynamiques familiales qui existent au travers le monde! Les plus jeunes enfants couraient et jouaient autour de nous, le plus vieux faisait ses devoirs et la plus vieille nous observait avec un sourire. C’est toujours bien apprécié par les gens du village lorsqu’une nasara (femme ou homme de peau blanche) vient chez vous pour vous saluer et causer. La président ede L’AME est arrivé 45 minutes plus tard, nous avons causé et avant de partir elle voulait absolument me montrer sa chambre. Pourquoi, je ne sais pas. Elle m’a montré les photos d’elle lorsqu’elle était plus jeune et m’a donné un éventail. Elle voulait absolument que je le prenne. C’est gens vive avec peu, mais son prêt à tout donner aux étrangers pour qu’ils se sentent chez eux… C’est un sentiment très bizarre de savoir que matériellement parlant, nous « avons plus » et pouvons « offrir plus », mais c’est toujours ceux qui en ont moins qui savent vraiment partager…


Il est presque 18h, donc je décide de retourner chez nous pour me faire à manger. Alors que je me prépare à cuire mes tomates et mes oignons, mais qui arrive dans ma cours, la voisine d’en face! Je l’invite donc à s’asseoir dehors, lui offre à boire et commence à causer. Je voulais vraiment faire bonne impression, car elle est venue chez nous! Nous causons du Cameroun, de la neige du Canada, je lui montre des photos de famille et d’un igloo avec Benoît et Lucas à l’intérieur et passons donc un bon moment ensemble. Elle me dit ensuite qu’elle va rentrer chez elle avant qu’il fasse trop noir. Alors que je lui dis que je la raccompagne à la porte, elle me dit qu’elle était venue puiser de l’eau, donc pas vraiment pour me voir directement…. Ah…. Mais nous avons quand même passé un bon moment, même si sa vrai intention était d’aller au puit…

Première journée complète en village : Comment cramer sa nouvelle casserole et la ver sa salle de bain…

5 :00am, cri de la mosquée, elle est à 10 pas de chez nous. Ça chante 5 fois par jour…

7 :30am des gens sont dans mon entrée en train de parler, je me lève, incapable de me rendormir…

8 :00am visite surprise de Mr. Seydou, quelqu’un avec qui je vais travailler, merde, il pouvait pas venir plus tard, j’ai faim..

9 :30am, oui oui, 1h30 plus tard, je peux enfin me fait à manger. Mais bien sûre que non. Il décide que c’est maintenant le moment de venir réparer mes moustiquaires plein de troue. J’AI FAIM!!!! Donc entre 2 moustiquaires, je me fait chauffer de l’eau, me fait du gruau, me prépare 2 craquelins et voilà, le tour est joué, enfin!

Maintenant que ça c’est fini, je me dis que je peux aller laver ma salle de bain. Au même moment, Yaya, un voisin, vient me chercher pour que je rencontre un autre voisin. Maintenant. Et me dit d’apporter mes rideaux car la filles du voisin est couturière. Bon, ok d’abord…

Après 1h de discussion sur tout et sur rien, je me retrouve enfin chez moi, toute seule, avec une salle de bain à laver… Mais je n’ais qu’une heure, avant que Mati, la personne avec qui je vais travailler à tous les jours ne vienne me chercher pour aller faire le tour du village…

Bon, après avoir vidé une demi bouteille d’eau de javel pour récurer mes carreaux de salle de bain et mon lavabo, miraculeusement devenue blanc, je me lave le visage vite vite car Mati arrive dans 10 minutes.

Au village, Mati et moi rencontrons le prince, oui oui, le prince du village, un frère du chef de village, et plein d’autres personnes. On visite l’école, qui est pitoyable…. Chauves souris au plafond, pas de latrines ou puit d’eau, salle de classe non sécuritaire, pas de portes ou fenêtres fermés, et, le pire, même pas de banc et table pour les enfants. Tous sont assis à même le sol, un par-dessus l’autre, en train d’essayer d’apprendre… C’est très triste, mais au moins ces pour ces enfants que je suis là… Ah et mon nouveau surnom est Marie-Guirvidig (mon village s’appel Guirvidig!).

Après cette visite marquante, on reparts au marché où j’achète tomates et oignons car j’ai comme une envie de couscous aux légumes ce soir! Les sardines c’est juste en cas de nécessiter!

Mais, avant de manger, il faut que j’arrange mon fameux matelas, maintenant sec après avoir passé la journée au soleil et continue avec la salle de bain… 3h plus tard, j’ai enfin un lit bien à moi et une salle bain ou je n’ais pas peur de mettre les pieds! J’ai même confiance que je peux m’asseoir sur mon bol de toilette! Quelle amélioration! Le seul hic, la toilette ne flush pas…. Hmmm, ça, c’est un problème à régler demain, là j.ai faim!

Alors, toute fière de mes achats, tomates et oignons, qui ont bien trempé dans de l’eau et un peu de javel, je commence à essayé de couper mes légumes avec un couteau de table… pas fort fort, je dois vraiment m’équipper pour la cuisine car là, ça fait pitié mon affaire! Je pars ensuite le feu, met de l’huile et espère pour le mieux! Comble su malheur, ma cassrole à chauffer vraiment foirt en moins de 5 secondes, mon sel d’ail est tout coller dans son plat à épices et je n’ais pas de cuillère pour brasser, à part un cuillère de table. Il fait chaud, j’ai chaud et ça crame dans ma poêle. Bravo Marie-France, bravo. J’éteint le feu, met les légumes dans un plat, met de l’eau dans la casserole pour faire chauffer pour le couscous et le tout recommence à chauffe comme ça ne se peut pas. En 30 secondes mon eau est prête. Faut dire que je n’avais pas nettoyé ma seule et unique casserole entre les légumes et l’eau…

Le couscous est donc un peu croustillant, pas très chaud, les légumes un peu brûlé mais avec un peu de vinaigre de vin et de moutarde forte, j’ai droit à un festin! Avec une casserole maintenant toute noir et une odeur bizarre dans la pièce. Au moins, c’est bon!

Après un bon repas, une bonne douche, c’est maintenant le temps de ma première leçon de yoga… Oh boy, laissé moi vous dire que la flexibilité, je n’en ais vraiment pas, pour le moment. Après 30 minutes de détente, de position du pigeon, du chien et de l’enfant, c’est maintenant l’heure de dormir! Je me demande bien ce qu’il va se passer demain…

L’arrivée en village, tout mouillé…. Évidemment

5 :00am, Stephanie et moi sommes toutes les deux réveillés par un orage. Laissez moi vous dire que ça tombe fort! Mais bon, on se rendort malgré le temps qui gronde…


Le réveil sonne à 6 :50am, je me lève, me douche, m’habille et descend pour un autre fameux déjeuner avec les prêtes de la « L’Obla » (mission catholique) où nous sommes logés. Aziz, un employé de VSO m’a dit d’être prête pour 8ham pour partir en village. Il pleut toujours…


Bon, il est environ 11ham, Aziz arrive avec son 4x4 chargé de meubles, mes meubles pour la prochaine année! Il pleut plus mais le temps est toujours gris et semble menacé, nous partons quand même, le matelas, mes meubles de chambre, mon lit défait en morceau sur le toit, pas couvert… Je vous laisse deviner la suite….


Avec environ 1h30 de bouette à traverser, des mégas nid de poules à traverser, et évidemment, la pluie qui à décider de retomber, et pas à peu près, je vous laisse deviner de quoi ma face avait l’air. L’eau coulait même dans le char et vu qu’Aziz voulait garder sa fenêtre ouverte pour avoir de l’air frais, Stéphanie et moi avons mangé un peu de bouette. Imaginer encore une fois l’expression de mon visage. Et non, on ne fait demi-tour. On se rend…


Et oui, tout est mouillé, on monte les meubles pareils ma chambre, on me prête un autre metelas, lui aussi, humide pour je ne sais quelle raison pour au moins que je passe la nuit. Demain, s’il fait beau, je ferai sécher mon matelas au soleil…


En parlant de ma maison, et bien j’ai 2 pièces, non connecté… Une chambre et une autre pièce qui est comme ma cuisine. J’ai une salle de bain, présentement horriblement sale, genre que la toilette, lavabo, tuiles sur le mur, douche son jaune et brun au lieu de blanc… beurk... demain je nettoierai le tout. Pour le moment, je suis fatigué! Et en plus, j’ai pas mangé… il est maintenant 7 :00. Hmm, canne de sardine peut-être, avec des craquelins? Pourquoi pas! Ensuite, bonne nuit!

De Yaoundé à Maroua, avec 1 journée de retard!

Bonjour à tous!


J’espère que vous allez bien!


Tant de choses se sont passés depuis ma dernière histoire… Par où commencer… Hmmm

Bon, alors commençons par la fin de la formation à Yaoundé et le début de l’aventure à Maroua! La formation à la capitale a finalement pris fin le 16 septembre dernier. Tous les volontaires avons souper ensemble, pris une bière et jouer à des jeux de société avant de tous allez se coucher et nous préparer au départ de demain… ou presque.


Tel que prévue, les coopérants qui quittaient pour le sud du Cameroun et du Nord-Ouest du Cameroun ont quitté tôt le matin pour leur placement, pendant que les 7 coopérants de l’extrême Nord, incluant moi-même, devions attendre la fin de la journée pour prendre le train de nuit et ensuite l’autobus pour nous rendre à Maroua, la ville principale de l’Extrême Nord.


Comble de malheur, vers les 11 :30am, nous avons une visite du notre responsable de programme qui nous apprend qu’il y a des problèmes de billets de train. Bref, nous ne les avons pas… bon. Que faire. Il y a donc deux options, soit nous quittons ce soir mais assis sur des bancs pendant 30 heures, ou bien on quitte le lendemain avec des couchettes, comme ce qui avait été prévu originalement.


Après une visite du directeur de VSO au Cameroun, de négociation, seulement 2 personnes, le couple du groupe a pue partir. Pour le reste, on attend de voir si on peut partir demain.


Comme de fait, le dimanche nous passons la journée a attendre e finalement, à 4 :30pm on apprends qu’on partir. À 5hpm on est dans le taxi et en route pour l’aéroport. Avec de multiples bagages, des coffres de taxis trop rempli, à un point tel qu’il ne ferme même pas, nous arrivons à la station de train, prenons place dans nos couchettes. Jackie et moi sommes dans une chambre et les 3 autres filles se partagent une autre couchette.

Biensûre, les coquerelles sont du voyage; sur les murs autour de nos lits, sur nos bagages, sur le plancher, et même sur ma tête, pendant que je dormais. Ça, j’ai pas trop aimé. Mais, sans trop de peine et de misère, sans aucun retard nous arrivons finalement à la station de train et autobus, 14h plus tard… Il nous reste seulement 8h d’autobus à faire. Malgré la chaleur on se rend tous en un morceau. À oui, j’ai oublié de vous dire, c’est maintenant la saison fraîche qui commence. Il peut faire entre 30-37 degrés environ… Quand la saison chaude fera son arrivée, il fera 45-48 degrés, à l’ombre…


Bon, alors nous sommes maintenant arrivé à Maroua. C’est une très belle ville, plus petite que Yaoundé. J’aime bien! Nous sommes logés à l’OBLAT, la mission catholique de Maroua, c’est simple, bien entretenu, et bien situé. Les déjeuners avec les frères et prêtres sont parfois même très comiques!


Nous passons donc 2 jours complets à Maroua avant que tous retrouvent nos villages respectifs. À la grande journée de départ, Jackie et moi qui sommes éloignés de la ville de Maroua prenons la route dans un 4x4, avec les bagages sur toi et plein le coffre. Après 1 :30 de route nous arrivons enfin chez moi.


On décharge les bagages, mais comble de malheur, je n’ais aucun meuble dans ma ‘maison’…. Ils ont été pris en otage par quelqu’un qui demande de l’argent pour je ne sais quelle raison… Hmmm, mais où vais-je passer la nuit… Avant de prendre une décision, nous allons reconduire Jackie chez elle qui habite à 24km de chez moi. En chemin nous allons saluer le maire de Maga, allons dire bonjour au Sultan de Maga, qui se faisait ventiler avec un gros éventail qu’un enfant tenait à bout de bras, li doit mesurer au moins 6’7. C’était presque absurde comme scène. Je ne sais même pas encore quoi en penser…


Après avoir reconduit Jackie chez elle et s’être dit aurevoir, nous retournons évaluer la situation chez nous. Après 1h de négociation en Fulfuldeé, la langue locale, évidemment je n’ais rien compris de ce qu’il disait, Aziz, le chauffeur, me dit, tu rentres à Maroua retrouver Stéphanie qui attend que sa maison soit prête… pas question de dormir ici, sur le sol, à terre… Merci Aziz…


Le départ sera donc pour un autre jour!