Marie-France au Cameroun
Wednesday, December 15, 2010
Un simple bonjour!
J'espère que vous allez bien! Juste une petite note pour m'excuser des toutes les fautes de frappe, de grammaire ou autre dans mes histoires... Je les écris relativement rapidement et ne les revise que très rarement avant publication...
Aussi, je quitte Maroua le 17 décembre pour partir en vacance!!! Vous aurez donc de nouvelles aventures à lire en janvier 2011!
Entre temps, je vous souhaite à tous un joyeux Noël et une bonne année! Tous mes voeux de bonheur!
Sincèrement,
Marie-France -xxx-
Des bibittes dans le casques
Hier soir il y avait une petit fête chez Katherine à Maroua, on a bien causé avec tous les volontaires et vers 12ham les gens ont commencé à quitté. Stephanie et Serge, 2 volontaires me demandent d’aller avec eux à une nouvelle boîte de nuit qui se nomme « préférence plus ». Ça promet comme endroit avec un nom comme ça!
Après près de 30 minutes d’argumentation, Steph et Serge finissent par me convaincre de venir, on va donc rejoindre Moise et ses amis au fameux club.
La musique est bonne, la bière est chaude mais pas cher et il y a du monde! Il y a aussi beaucoup de bibittes… C’est la saison des cigales et il y en a par millier, partout. Elle vous sautent dessus, essayent d’escalader vos jambes, se promènent autour de vos effets personnels posés sur le sol. Bref, elle sont VRAIMENT partout et en grande quantité!
À 3ham, l’ambiance diminue, le club se met à fermer donc on décide de rentrer se coucher. Le transport se fait en moto ici pour les gens qui auraient oublié. Donc, étant donné le grand nombre de bibitte, on doit vérifier que son casque de moto est vide de bibittes avant de se le mettre sur la tête. Ce que j’ai fait. J’ai sorti 2 grosses cigales de mon casque, bien juteuse à part ça! L’intérieur du casque est noir et les cigales sont noires et grosses comme un pouce. Ah oui, elles sont pas mal hideuse aussi!
Donc, on attrape des motos, on met son casque et on part en direction de l’hôtel pour dormir au moins 3h de temps, question d’être un peu frais le lendemain matin….
En route, le dessus de ma tête me dérange, il y a comme quelque chose qui me frotte la tête… Je me dis que non, ça ne peut être les bibittes qui me dégoûtent. Ça doit être une étiquette. C’est quand même bizarre qu’elle ne m’ais jamais dérangé au paravent. C’est aussi vraiment bizarre qu’elle me dérange à gauche et à droite sur ma tête. Hmmmm.
Oui oui, en arrivant je passe mon casque à Serge, il regarde, fouille et sort 2 grosses cigales. Super. C’était pas une étiquette, c’était leurs pattes….
Beurk.
Bonne nuit….
Des2 jours rempli d’inattendu
Donc, aujourd’hui j’ai une rencontrer dans le village de Yangah. Mati et moi prenons la moto après avoir été assis sur un super banc de bois pendant 3 heures à cause d’une autre réunion. On part.
En chemin, j’ai l’impression que quelque chose me dérange la jambe, en haut de la cheville gauche. Je me dit que ça doit sûrement être un bout de plastique ou autre pris dans la moto qui me frotte la jambe.
30 minutes plus tard on arrive à Yangah, on débarque de la moto et on s’assoie avec les autres personnes présentent. Voilà qu’un lézard sort du bas de mon pantalon et se sauve. Ah, c’était ça qui me dérangeait… Comment le petit lézard est arrivé là, je ne sais pas et je ne veux pas le savoir.
30 minutes plus tard pendant la réunion, quelque chose me dérange sur la cuisse. Oui oui, c’est un autre lézard qui se promenait sur moi. Ou peut-être était-ce le même qui voulait retourner à la maison à Guirvidig? Je ne sais pas!
Après une longue journée de travail, je rentre finalement à la maison, mange et me couche, je suis crevé. Demain je quitte pour Maroua, ce qui veut dire que je dois me réveiller à 5ham.
Le djamaré
5 :03am, l’alarme sonne. Je me lève, mange mon bon gruau, prend mon café et retourne dans ma chambre, à la salle de bain pour me brosser les dents. Encore quelque chose qui me dérange, mais cette fois-ci sur l’épaule. Mais qu’est-ce. Ah, une araignée. Évidemment… Décidemment, les bibittes en ont après moi ces temps-ci!
À 6h00 je me mets en marche pour aller prendre le Djamaré, le transport qui vous emmène de Guirvidig à Maroua. Le temps passe. Ici, il n’y a pas d’horaire fixe. À 7 :00am je demande si on va bientôt partir, oui oui, peut-être dans 30 minutes. Ok, ça ça veut dire dans environ 1h…
À 7 :30am, une bagarre commence à éclater entre quelques personnes à cause d’une situation d’argent. Ils sont au début par-dessus ma tête en train de s’engueuler, ensuite, ils se déplacent un peu à côté pour terminer leur querelle. Pas beaucoup de coups échanger, c’était plus tôt des paroles.
Il est maintenant 7h45am. Un homme arrive. Il a environ dans la soixantaine mais essaye de me faire croire qu’il n’a que 40ans. Il me regarde. Il me demande si j’ai de la nourriture pour lui. Non messieurs, je n’ais rien. Il veut ensuite des médicaments, me miment qu’il a mal à la gorge. Non messieurs, je n’ais rien.
Il ne parle pas français et je parle un peu le fulfulde. Quelqu’un m’aide à traduire ce qu’il dit.
Homme : Est-ce que les arabes mari les canadiennes chez vous?
Marie-France : Oui, ça se fait.
Homme : Vous êtes mariés?
Vraiment pas subtile le garc.
Marie-France : Non.
Homme : Je connais quelque dans ma famille qui a beaucoup d’argent et qui pourrait te marier.
Marie-France : L’argent ne m’intéresse pas.
Mauvaise réponse…
Homme : Ah bon, ça tombe bien parce que moi je n’ais pas beaucoup d’argent. Comme ça, vous et moi on se marie et on part au Canada. Ça vous va?
Marie-France : Non, merci, je vais me marier au Canada un jour, au Canada.
…..
Finalement, à 8 :15am, on part. La route est longue et poussiéreuse. Le messieurs qui m’a demandé en mariage débarque finalement, fait une dernière demande en mariage, la réponse est négative, il continue donc sa route.
Ah oui, vous ais-je dit que quelqu’un avait mis une chèvre dans le coffre? Et bien oui. Nous avons aussi une jolie petite chèvre dans le coffre qui pousse de petits cris très plaisant pour les oreilles…
Un moment donné, la porte du coffre s’ouvre. Et la chèvre saute de la voiture, et part à courir. Elle fait tout se qu’elle peut pour se sauver. On arrête la voiture. Les gens sortent à toute vitesse et partent à courir après la chèvre. Beau spectacle. Moi je regarde, abasourdie. 10 minutes, 20 minutes passent… Finalement 30 minutes plus tard quelqu’un revient avec la chèvre dans ses bras, essoufflé. On lui attache les pattes et la remet dans le coffre.
On repart. Enfin!!!
Donc, 5h30 plus tard, à 10 :30am, j’arrive enfin à Maroua… Bienvenue dans le monde des transport publique du Cameroun!
À la poursuite du caméléon
Ok, pour ceux qui ne le savait pas, il y a plein de caméléon dans la province l’Extrême Nord du Cameroun. Les gens en ont généralement peur, souvent du au fait que leurs yeux tournent tout le tour de leur tête et qu’ils changent de couleurs. À vrai dire, moi je les trouve très mignons et très originaux! Ils changent littéralement de couleur devant vos yeux!
Je me suis donc donné comme objectif de réussir en à pendre 1 en photo pour pourvoir vous les montrer, choses accompli! Après plusieurs jours de recherche j’ai finalement capturé par image un joli caméléon en train de virer du vert au brun!
Barka da salla!
Donc le 17 novembre était la fête des moutons! Aussi connue sous le nom de Tabaski. C’est une fête pour les musulmans qui se célèbre 2 mois et 10 jours après la fin du ramadan.
En résumé, tous les hommes, s’ils peuvent se le permettre financièrement, tue au moins un mouton par famille ou bien par femme. Donc après que les hommes et les femmes se soient rassemblés pour la prière du matin, vers les 8h00-8h30, tous rentre chez eux et égorgent leur mouton. On prépare aussi des petits gâteaux/biscuits à distribuer.
Vers les 10h, le foie et le cœur sont cuits. On les mange en entrée, Viens alors le dîner, vers 13h30, où on mange encore de viande. On commence ensuite à visiter les gens. Je pars dans le village, et je passe dire bonjour et barka da salla (qui veut dire quelque chose comme bonne fête) à plein de gens qui me donne à manger, en plus d’un petit plat à rapporter à la maison, signe d’hospitalité!
Les gens se partagent donc entre eux la viande, en donne aux plus démunie, se visitent, se donne des petits gâteaux, du pain ou bien des bonbons. Tout le monde est content, tout le monde mange et prenne le temps de se reposer! J’ai vraiment trop mangé de viande pendant ces trois jours mais c’était trop bon!
Le serpent
Donc je sors de ma chambre et vais prendre mon petit déjeuner à la cuisine. 1h plus tard je décide de retourner à ma chambre. Mais que vois-je? Un serpent qui se promène juste en face de ma porte et dans les crevasses me mon perron en béton. Il est joli. Il est d’une longueur d’environ 12-13 puces, gros comme index, de couleur noir avec des lignes grises. N’ayant pas peur de lui (ou elle, je ne sais pas!) je me met à chercher un bâton pour l’enlever d’en face de chez nous. Malheur, pas de bâtons dans les environs. J’appel alors Bagakiki (mon voisin, oui c’est son nom) pour qu’il vienne alors m’aider. Je lui explique la situation, et par le temps qu’il arrive chez nous, avec Yaya, un autre messieurs du village, le serpent est parti on ne sait où…
Je me dis que ce n’est pas grave, il est probablement parti dans une des petites crevasses de mon perron. Mais là, Bagakiki et Yaya, se mette à m’expliquer que les serpents sont hyper dangereux et qu’il va falloir peut-être détruire mon perron pour le retrouver.
Oh boy. Mais au même moment, le serpent sort d’un trou du mur.Bagakiki se met à lui jeter des pierres et des pierres pour le tuer. Et oui, « drette » sur mon perron. Au milieu des débris, le serpent rejaillit vers le haut, et c’est le coup de grâce, la dernière pierre est jetée. Le serpent ne bouge plus. Avec une pelle, Bagakiki ramasse le serpent et le jette par-dessus la clôture, dans la cours de la Mosquée.
Fin.
Friday, November 5, 2010
Samedi matin, jour de marché à Guirvidig
Je me lève, et Avita vient me retrouver chez nous vers les 8ham. Elle m’annonce qu’elle doit aller aux champs de mil pour aider ses parents à planter. Je peux venir avec vous? Euh, d’accord, me réponds Avita. Elle n’a pas l’aire de trop comprendre pourquoi quelqu’un, avec toute sa tête se porterait volontaire pour aller planter le mil. Mais bon. Moi, je veux découvrir tout ça!
Alors on part, on marche 15 minutes pour arriver aux champs, on va chercher de l’eau, on va ensuite retrouver les parents à Avita, on prends les branches de mil et on se met à les planter, dans par deux dans les trous.
Après près d’une heure nous avons déjà terminé. On rentre à la maison, on se lave rapidement au sceau (toujours pas d’électricité, donc pas d’eau non plus), on se change et on part pour le marché!
Le marché. Quelle expérience! Après avoir acheter mes tomates, mon ail, mes oignons, mes bananes, un tapis, en plus de m’être fait demander en mariage, me faire dire que j’avais des grosses fesses et me faire quêter 100 Fcfa, c’est le temps de rentrer et aller manger chez la famille à Avita.
Après le repas, j’apprends à faire un éventail et on m’apprend que mercredi je vais apprendre à faire de la bouillie à la manière africaine. Quelle journée! Je rentre enfin chez nous vers les 17h. Je dois me reposer un peu car demain, je vais à Pouss avec Micha pour aller retrouver Jackie et aller passer du bon temps avec le Sultan et ses 4 femmes!