Wednesday, December 15, 2010
Un simple bonjour!
J'espère que vous allez bien! Juste une petite note pour m'excuser des toutes les fautes de frappe, de grammaire ou autre dans mes histoires... Je les écris relativement rapidement et ne les revise que très rarement avant publication...
Aussi, je quitte Maroua le 17 décembre pour partir en vacance!!! Vous aurez donc de nouvelles aventures à lire en janvier 2011!
Entre temps, je vous souhaite à tous un joyeux Noël et une bonne année! Tous mes voeux de bonheur!
Sincèrement,
Marie-France -xxx-
Des bibittes dans le casques
Hier soir il y avait une petit fête chez Katherine à Maroua, on a bien causé avec tous les volontaires et vers 12ham les gens ont commencé à quitté. Stephanie et Serge, 2 volontaires me demandent d’aller avec eux à une nouvelle boîte de nuit qui se nomme « préférence plus ». Ça promet comme endroit avec un nom comme ça!
Après près de 30 minutes d’argumentation, Steph et Serge finissent par me convaincre de venir, on va donc rejoindre Moise et ses amis au fameux club.
La musique est bonne, la bière est chaude mais pas cher et il y a du monde! Il y a aussi beaucoup de bibittes… C’est la saison des cigales et il y en a par millier, partout. Elle vous sautent dessus, essayent d’escalader vos jambes, se promènent autour de vos effets personnels posés sur le sol. Bref, elle sont VRAIMENT partout et en grande quantité!
À 3ham, l’ambiance diminue, le club se met à fermer donc on décide de rentrer se coucher. Le transport se fait en moto ici pour les gens qui auraient oublié. Donc, étant donné le grand nombre de bibitte, on doit vérifier que son casque de moto est vide de bibittes avant de se le mettre sur la tête. Ce que j’ai fait. J’ai sorti 2 grosses cigales de mon casque, bien juteuse à part ça! L’intérieur du casque est noir et les cigales sont noires et grosses comme un pouce. Ah oui, elles sont pas mal hideuse aussi!
Donc, on attrape des motos, on met son casque et on part en direction de l’hôtel pour dormir au moins 3h de temps, question d’être un peu frais le lendemain matin….
En route, le dessus de ma tête me dérange, il y a comme quelque chose qui me frotte la tête… Je me dis que non, ça ne peut être les bibittes qui me dégoûtent. Ça doit être une étiquette. C’est quand même bizarre qu’elle ne m’ais jamais dérangé au paravent. C’est aussi vraiment bizarre qu’elle me dérange à gauche et à droite sur ma tête. Hmmmm.
Oui oui, en arrivant je passe mon casque à Serge, il regarde, fouille et sort 2 grosses cigales. Super. C’était pas une étiquette, c’était leurs pattes….
Beurk.
Bonne nuit….
Des2 jours rempli d’inattendu
Donc, aujourd’hui j’ai une rencontrer dans le village de Yangah. Mati et moi prenons la moto après avoir été assis sur un super banc de bois pendant 3 heures à cause d’une autre réunion. On part.
En chemin, j’ai l’impression que quelque chose me dérange la jambe, en haut de la cheville gauche. Je me dit que ça doit sûrement être un bout de plastique ou autre pris dans la moto qui me frotte la jambe.
30 minutes plus tard on arrive à Yangah, on débarque de la moto et on s’assoie avec les autres personnes présentent. Voilà qu’un lézard sort du bas de mon pantalon et se sauve. Ah, c’était ça qui me dérangeait… Comment le petit lézard est arrivé là, je ne sais pas et je ne veux pas le savoir.
30 minutes plus tard pendant la réunion, quelque chose me dérange sur la cuisse. Oui oui, c’est un autre lézard qui se promenait sur moi. Ou peut-être était-ce le même qui voulait retourner à la maison à Guirvidig? Je ne sais pas!
Après une longue journée de travail, je rentre finalement à la maison, mange et me couche, je suis crevé. Demain je quitte pour Maroua, ce qui veut dire que je dois me réveiller à 5ham.
Le djamaré
5 :03am, l’alarme sonne. Je me lève, mange mon bon gruau, prend mon café et retourne dans ma chambre, à la salle de bain pour me brosser les dents. Encore quelque chose qui me dérange, mais cette fois-ci sur l’épaule. Mais qu’est-ce. Ah, une araignée. Évidemment… Décidemment, les bibittes en ont après moi ces temps-ci!
À 6h00 je me mets en marche pour aller prendre le Djamaré, le transport qui vous emmène de Guirvidig à Maroua. Le temps passe. Ici, il n’y a pas d’horaire fixe. À 7 :00am je demande si on va bientôt partir, oui oui, peut-être dans 30 minutes. Ok, ça ça veut dire dans environ 1h…
À 7 :30am, une bagarre commence à éclater entre quelques personnes à cause d’une situation d’argent. Ils sont au début par-dessus ma tête en train de s’engueuler, ensuite, ils se déplacent un peu à côté pour terminer leur querelle. Pas beaucoup de coups échanger, c’était plus tôt des paroles.
Il est maintenant 7h45am. Un homme arrive. Il a environ dans la soixantaine mais essaye de me faire croire qu’il n’a que 40ans. Il me regarde. Il me demande si j’ai de la nourriture pour lui. Non messieurs, je n’ais rien. Il veut ensuite des médicaments, me miment qu’il a mal à la gorge. Non messieurs, je n’ais rien.
Il ne parle pas français et je parle un peu le fulfulde. Quelqu’un m’aide à traduire ce qu’il dit.
Homme : Est-ce que les arabes mari les canadiennes chez vous?
Marie-France : Oui, ça se fait.
Homme : Vous êtes mariés?
Vraiment pas subtile le garc.
Marie-France : Non.
Homme : Je connais quelque dans ma famille qui a beaucoup d’argent et qui pourrait te marier.
Marie-France : L’argent ne m’intéresse pas.
Mauvaise réponse…
Homme : Ah bon, ça tombe bien parce que moi je n’ais pas beaucoup d’argent. Comme ça, vous et moi on se marie et on part au Canada. Ça vous va?
Marie-France : Non, merci, je vais me marier au Canada un jour, au Canada.
…..
Finalement, à 8 :15am, on part. La route est longue et poussiéreuse. Le messieurs qui m’a demandé en mariage débarque finalement, fait une dernière demande en mariage, la réponse est négative, il continue donc sa route.
Ah oui, vous ais-je dit que quelqu’un avait mis une chèvre dans le coffre? Et bien oui. Nous avons aussi une jolie petite chèvre dans le coffre qui pousse de petits cris très plaisant pour les oreilles…
Un moment donné, la porte du coffre s’ouvre. Et la chèvre saute de la voiture, et part à courir. Elle fait tout se qu’elle peut pour se sauver. On arrête la voiture. Les gens sortent à toute vitesse et partent à courir après la chèvre. Beau spectacle. Moi je regarde, abasourdie. 10 minutes, 20 minutes passent… Finalement 30 minutes plus tard quelqu’un revient avec la chèvre dans ses bras, essoufflé. On lui attache les pattes et la remet dans le coffre.
On repart. Enfin!!!
Donc, 5h30 plus tard, à 10 :30am, j’arrive enfin à Maroua… Bienvenue dans le monde des transport publique du Cameroun!
À la poursuite du caméléon
Ok, pour ceux qui ne le savait pas, il y a plein de caméléon dans la province l’Extrême Nord du Cameroun. Les gens en ont généralement peur, souvent du au fait que leurs yeux tournent tout le tour de leur tête et qu’ils changent de couleurs. À vrai dire, moi je les trouve très mignons et très originaux! Ils changent littéralement de couleur devant vos yeux!
Je me suis donc donné comme objectif de réussir en à pendre 1 en photo pour pourvoir vous les montrer, choses accompli! Après plusieurs jours de recherche j’ai finalement capturé par image un joli caméléon en train de virer du vert au brun!
Barka da salla!
Donc le 17 novembre était la fête des moutons! Aussi connue sous le nom de Tabaski. C’est une fête pour les musulmans qui se célèbre 2 mois et 10 jours après la fin du ramadan.
En résumé, tous les hommes, s’ils peuvent se le permettre financièrement, tue au moins un mouton par famille ou bien par femme. Donc après que les hommes et les femmes se soient rassemblés pour la prière du matin, vers les 8h00-8h30, tous rentre chez eux et égorgent leur mouton. On prépare aussi des petits gâteaux/biscuits à distribuer.
Vers les 10h, le foie et le cœur sont cuits. On les mange en entrée, Viens alors le dîner, vers 13h30, où on mange encore de viande. On commence ensuite à visiter les gens. Je pars dans le village, et je passe dire bonjour et barka da salla (qui veut dire quelque chose comme bonne fête) à plein de gens qui me donne à manger, en plus d’un petit plat à rapporter à la maison, signe d’hospitalité!
Les gens se partagent donc entre eux la viande, en donne aux plus démunie, se visitent, se donne des petits gâteaux, du pain ou bien des bonbons. Tout le monde est content, tout le monde mange et prenne le temps de se reposer! J’ai vraiment trop mangé de viande pendant ces trois jours mais c’était trop bon!
Le serpent
Donc je sors de ma chambre et vais prendre mon petit déjeuner à la cuisine. 1h plus tard je décide de retourner à ma chambre. Mais que vois-je? Un serpent qui se promène juste en face de ma porte et dans les crevasses me mon perron en béton. Il est joli. Il est d’une longueur d’environ 12-13 puces, gros comme index, de couleur noir avec des lignes grises. N’ayant pas peur de lui (ou elle, je ne sais pas!) je me met à chercher un bâton pour l’enlever d’en face de chez nous. Malheur, pas de bâtons dans les environs. J’appel alors Bagakiki (mon voisin, oui c’est son nom) pour qu’il vienne alors m’aider. Je lui explique la situation, et par le temps qu’il arrive chez nous, avec Yaya, un autre messieurs du village, le serpent est parti on ne sait où…
Je me dis que ce n’est pas grave, il est probablement parti dans une des petites crevasses de mon perron. Mais là, Bagakiki et Yaya, se mette à m’expliquer que les serpents sont hyper dangereux et qu’il va falloir peut-être détruire mon perron pour le retrouver.
Oh boy. Mais au même moment, le serpent sort d’un trou du mur.Bagakiki se met à lui jeter des pierres et des pierres pour le tuer. Et oui, « drette » sur mon perron. Au milieu des débris, le serpent rejaillit vers le haut, et c’est le coup de grâce, la dernière pierre est jetée. Le serpent ne bouge plus. Avec une pelle, Bagakiki ramasse le serpent et le jette par-dessus la clôture, dans la cours de la Mosquée.
Fin.
Friday, November 5, 2010
Samedi matin, jour de marché à Guirvidig
Je me lève, et Avita vient me retrouver chez nous vers les 8ham. Elle m’annonce qu’elle doit aller aux champs de mil pour aider ses parents à planter. Je peux venir avec vous? Euh, d’accord, me réponds Avita. Elle n’a pas l’aire de trop comprendre pourquoi quelqu’un, avec toute sa tête se porterait volontaire pour aller planter le mil. Mais bon. Moi, je veux découvrir tout ça!
Alors on part, on marche 15 minutes pour arriver aux champs, on va chercher de l’eau, on va ensuite retrouver les parents à Avita, on prends les branches de mil et on se met à les planter, dans par deux dans les trous.
Après près d’une heure nous avons déjà terminé. On rentre à la maison, on se lave rapidement au sceau (toujours pas d’électricité, donc pas d’eau non plus), on se change et on part pour le marché!
Le marché. Quelle expérience! Après avoir acheter mes tomates, mon ail, mes oignons, mes bananes, un tapis, en plus de m’être fait demander en mariage, me faire dire que j’avais des grosses fesses et me faire quêter 100 Fcfa, c’est le temps de rentrer et aller manger chez la famille à Avita.
Après le repas, j’apprends à faire un éventail et on m’apprend que mercredi je vais apprendre à faire de la bouillie à la manière africaine. Quelle journée! Je rentre enfin chez nous vers les 17h. Je dois me reposer un peu car demain, je vais à Pouss avec Micha pour aller retrouver Jackie et aller passer du bon temps avec le Sultan et ses 4 femmes!
En 3 jours, j’ai passé du stade je m’emmerde royalement en ce moment à un après-midi avec le sultan
On est vendredi, je réveil comme toujours à 6 :03am. À 7 :40am je suis prête pour la visite du Chef du village, une rencontre obligatoire pour avoir sa « bénédiction » pour travailler dans le village. L’homme, qui est aussi le Sultan du village, a maintenant 90ans et est un peu malade. Certains disent que ces jours sont comptés. La rencontre est courte mais se déroule bien. Mati et moi, Mati, qui est mon volontaire national, la personne avec qui je travail sur une base journalière et moi retournons donc chez nous pour causer.
Après avoir causer de tout et de rien, du Canada, du marché de l’emploi, de la famille et plus encore, lui reprends le chemin de ses rizières de riz, et je me dis qu’il doit au moins être 12 :30pm. J’ai vraiment faim.
Erreur, il n’est que 10 :00am. Ah. J’ai comme un sentiment que la journée va être longue… Je commence donc à faire un peu de ménage, je me fais une souper lipton et j’attends que le temps passe.
10 :30am. Oh boy. Je commence à lire mon livre mais ça ne me tente pas. Il fait chaud et nous n’avons toujours pas d’électricité…
11 :00am. Je reçois un appel. C’est Abdoulaye, du bureau VSO. Il m’a envoyé un colis que je dois aller récupérer à la station du « Djamare Express ». YES!! Quelque chose à faire!
Je sort, me rends à la station. Le paquet n’est pas encore arrivé. Peut-être ce soir. Peut-être demain. On ne sait pas. Ah. Ok. Je marche, dit bonjour à quelques personnes. Sur mon chemin je rencontre un illustre inconnu qui s’en va chez mon voisin. Je vais donc avec lui, parle parle jazze jazze avec le voisin et son ami. La femme et la nièce qui habite chez là-bas viennent me voir, on discute on cause et BOUM, je me fais des amies!
On mange, on riz, on s’amuse et on passe finalement une bonne journée tous ensemble! Demain c’est le jour du marché. Tu veux venir avec moi?, me demande Avita, la nièce de mon voisin, oh que oui je veux venir!
Mon horaire de travail
4h30 : Cris de l’appel à la prière de la mosquée, ma voisine.
5h00: Cris de la prière par mon voisin la mosquée. C’est fort.
6 h00, réveil officiel, douche, déjeuner, exercices au sol (bon, pour l’exercice, c’est encore effectif, c’est un idéal…). Voir que je me réveil plus tôt qu’au Canada…!
7h30 ou 8h00 ou 9h00 ou 10h00 le travail commence. On commence à différentes heures dépendamment de ce qu’on fait et où on va aujourd’hui.
11 h30 : J’ai faim.
13h30-14h00, lunch et pause pour l’après-midi. On fait du lavage, on écrit, on fait une sieste, on va chercher de l’eau, on rempli son filtre à eau, on fait de la lecture, on cause avec les voisins, on va se promener en village ou bien on écoute les oiseaux chanter.
16h00 : Cours de langues les lundi, mardi et jeudi avec mon volontaire national.
17h00 : Fin de la journée.
18h : Il fait noir, je suis chez nous, je mange ou bien je cuisine, lis, écrit, cause avec les voisins ou me demande quoi faire de mon temps.
20h00-21h00, je suis dans mon lit, je lis ou bien j’écoute de la musique, j’attends le sommeil, qui n’est jamais trop loin pour une autre nuit de repos. Bien Sûre, je m’endors aux chants des crapauds dehors, des oiseaux qui ne sont pas encore couchées, aux lézards qui se battent entre eux dans mon toi. Il y a aussi plein d’autres bruits non identifiés. Je ne suis pas sûre s’ils viennent de l’intérieur de ma maison ou bien de l’extérieur. Et franchement, je préfère ne pas le savoir!
Visite des écoles de Kéléo, Mewi et Yangah
Départ à 7h30am à moto avec mon volontaire national, Mati. Étant donné que je n’ais pas encore de vélo, on doit faire le transport à moto. On quitte donc ma maison. Premier arrêt, l’école de Kéléo à 11km de chez nous. Voici comment vous rendre :
Prendre la piste qui même jusqu’à l’école de Guirividig, la largeur de la piste, environ 1m 50 centimètre. Fait attention aux écoliers, aux piétons, aux gens qui arrivent en sens contraire en vélo ou moto, aux chèvres et aux moutons (piste est une route non goudronné, composé principalement de terre battue, remplie de nid de poule assez creux merci, une route pas droite du tout)
Une fois arrivée à l’école, contournez la par derrière et continuer tout droit jusqu’à la pirogue suspendu dans le gros arbres plein de branche. À la pirogue, remonter la pente, qui possède un angle de 30° environ, jusqu’au camions de riz qui partent pour le Nigéria.
Continuez tout droit sur la route en zig zag en faisant attention nid de poules géants, aux bœufs, à la canne et ses cannetons, aux chèvres couchés en plein milieu de la piste, aux crapauds aux lézards, aux poules et aux libellules qui vous revolent en pleine face. Dieu merci pour les casques! Faites attention aussi aux autres cyclistes, moto et piétons derrière vous qui veulent vous dépasser et ceux qui arrivent en sens contraires.
À la vue de la carcasse du camion bleu et rouge, redescendre la piste et continuer tout droit jusqu’à la petite madame qui vend des beignets assis sous l’arbre. Tourner ensuite sur la piste à votre gauche.
Continuer jusqu’à la première piste à votre droite, longer cette piste jusqu’au barrage. Traverser le barrage, faite comme un U turn et premier ensuite à première piste à votre gauche.
Longer cette route jusqu’à la S.E.M.R.Y, endroit peupler d’arbres magnifiques. Arrivé au bout, demander votre chemin à quelque qui passe car avec la pluie certaines pistes ne sont pas praticables.
Le même genre de chemin s’applique aux autres écoles.
Se rendre à Kéléo nous a pris 35 minutes en moto, je vous laisse vous imaginer le temps que cela va nous prendre en vélo, à 45-50degré sous le soleil. C’est la saison « fraîche » en ce moment qui commence. Il fait 37°…
Pour l’état des écoles, et bien, les enfants sont assis souvent à même le sol, sur du sable ou bien du ciment. Les murs parfois mangés par les termites, les enfants de divers niveaux sont tous dans le même classe, les enseignants pas toujours qualifiés, les directeurs enseignent en même temps que d’être directeur à cause du manque de personnel. À l’école de Mewi les latrine se sont écroulés à cause des pluies, un des bâtiments aussi. Il reste donc une salle de classe pour accueillir les élèves de la 1ère à la 6ème année. Les professeurs attendent leur tour d’enseigner dehors. Tous les élèves restent quand même assis sur le sol, le temps que les cours passent…
Conversation avec Grin, mon voisin
Grin est un chic type, qui à la retraite, est venu s’installer à Guirvidig. Nous avons causer des saisons, de la neige, de l’érable (il ne connaissait pas le sirop d’érable) et d’agriculture. Il m’a montré son potager, m’a parlé de ces projets d’essayer de planter des patates et autres. Étant donné qu’il possède également quelques poules et coqs, je lui demande donc si il a aussi des œufs pour sa consommation personnelle :
Grin : Non, je n’ais pas d’œufs.
MF : Ah non, pourquoi?
Grin : Parce qu’à chaque fois que mes poules pondent des œufs, les serpents viennent les manger.
…… (Non mais vous auriez du voir ma face)
MF : Des serpents, dans votre cours?
Grin : Oui oui, ils viennent manger mes œufs.
MF : On m’a dit aussi qu’il y avait des scorpions dans l’Extrême Nord du Cameroun, y en a-t-il ici, à Guirvidig?
Grin : Oui, effectivement, j’en ais tué 2 gros noirs l’année dernière.
MF : Ah bon….
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.
Ma maison, mon havre de paix!
Je ne pense pas vous avoir encore décris ma maison et l’environnement dans lequel je vis. Parlons tout d’abord de la maison. Imaginez premièrement une maison ronde. Imaginez
…………….
……………
Désolé de l’interruption, ma voisine vient de m’apporter un thermos de bouillie de mil! Comme c’est bon! En plus, ça ne me tentait pas de cuisiner ce soir! En parlant du voisinage!
Bon, poursuivons pour la maison. Comme je disais, imaginez que le tiers avant de la maison est un grand perron en forme de demi croissant. Visualisez le reste maintenant comme séparé en deux dans le milieu. La pièce à droite est ma chambre, avec salle de bain (enfin un rêve devenue réalité!). La pièce à gauche est donc ma cuisine! Ce que tout le monde trouve drôle, est que les deux pièces ne sont pas connectées. Il faut que je sorte dehors et fasse le tour de la maison pour aller dans l’autre pièce. Mais ça, je peux faire avec!
Et parlant du voisinage, c’est des gens vraiment super. Je peux dire que j’ai 2 voisins proches. Celui situé en diagonale est face, qui se prénomme Grin, est super sympathique. Il m’a fait goûter au fruit du figuier, qui est délicieux!!! J’ai même mangé avec lui et son père hier midi. On a mangé la pâte de mais avec la sauce gombo. Ce qui est pratique est que son père vent aussi des petits biscuits, du café et du sucre. Très conviviale!
Mon second voisin immédiat est en fait la grande Mosquée du village. Ça n’a l’air de rien, mais laissé moi vous dire qu’à tous les matins, je me fais réveillé à 5ham par le crit de l’appel de la prière. Bon, je commence déjà à être habitué. L’autre super voisine situé tout de suite après la Mosquée est ma super voisine qui m’a apporté la bouillie! Cette famille est très gentille et la mère est la présidente de l’AME, l’Association des Méres des Élèves de l’école de Guirvidig. Elle fait donc partie d’un des comités scolaires avec lequel je vais travailler! Super!
Et maintenant, parlons de ma cours. Bon, premièrement, je dois spécifier que je ne suis pas toute seule qui partage la cours. Nous sommes quelques privilégiés à avoir accès à 3 manguiers, tous de types de mangues différentes, des figuiers, les orangers, des citronniers, et un arbre à pamplemousse! SUPER!!! Mais la saison de tous ces arbres fruitiers est vers février. Présentement je suis en manque de fruit mais au printemps prochain, je serai en overdose de fruits! J’ai trop hâte!
Je partage aussi la cours avec d’autres choses que des succulents arbres fruitiers. Dans la cours, mon toit, mon salon et ma chambre, des familles de lézards, colonies d’araignées et fourmis sont de la partie. La colocation n’est jamais facile mais pour le moment ça va. Il y a juste aujourd’hui qu’une méga grosse araignée, plate comme une feuille de papier et rapide comme l’éclair à fait son apparition sur mon mur… J’ai tenté de la tuer avec ma sandale, mais c’était perdu d’avance, ce type d’araigné est vraiment trop rapide… Au moment même où je vous écrit est elle toujours sur mon mur. Peut-être attend-t-elle que je m’endorme… Ne vous inquiétez pas, je me suis informé, ces araignés sont inoffensives... Fiouf…!
Syndrome de la page blanche… 7 octobre 2010
Bon, ça fait longtemps que je vous ais raconté mes histoires… C’est en partie ma faute, j’ai le syndrome d la page blanche… je ne sais quoi raconter. Il y a aussi le fait que l’internet n’a pas fonctionner le weekend que j’étais à Maroua, le 1-2-3 octobre… ensuite, pas d’électricité en village… ça fait 1 semaine qu’on en a pas… c’est revenue hier soir et repartie cet après-midi. Pas d’électricité veut dire pas de batterie d’ordi pleine et veut aussi dire pas d’eau, c’est des puits de forages électrique… une chance que je m’étais fait une réserve d’eau!
Bon, à part de cela, e pourrais vous parler de la journée des enseignants, qui était, disons, hmmmm, une fête à l’africaine! Dû à la mauvaise température, pluie et vent violent, je n’ais pu me déplacer à Maga, une ville à 12 km de chez nous, là où la parade avaient lieu. Je me suis fait dire que de toutes façons, je n’ai rien manquer car il s’est mis à pleuvoir pendant la parade et tout le monde s’est à mis courir de tout bord tout côté. Ça devait quand même être très drôle à voir!
J’ai réussie à finalement me rendre ne moto en après-midi pour regarder le match de foot entre les enseignants des écoles primaires contre les enseignants du lycée. Malheureusement, les profs des écoles primaires ont perdu, mais le match était très drôle! Mélanger des vents violents et froids, des petites tempêtes de sable, des joueurs en gougounes, une foule délirante, et le produit est assez drôle merci!
Par la suite, vers les 8hpm, nous étions conviez, Micha, Jackie et moi-même, les trois volontaires sous l’arrondissement de Maga, à la fête qui était donnée. Nous faisions parti des invités d’honneur. Ce qui vous dire que pour la bouffe, on était servie parmi les premières. Le tout semblait bien se dérouler, il y avait de la musique, des speechs et tous les invités étaient assis et conversaient entre eux. Vient alors l’ouverture du plancher de danse. Au Cameroun, il est de tradition que des gens ouvre le plancher de danse en dansant un slow devant tout le monde. Étant donner que certains « aux placés » du ministère de l’éducation étaient présents, ils devaient ouvrir le bal. Bien entendu, sans notre consentement, Jackie et moi avons été appelés au micro pour aller danser un slow avec de purs inconnus pour ouvrir la soirée. C’était assez drôle merci!
Tout au long de la soirée, Micha, Jackie et moi-même avons dansé avec des purs inconnus. Tout le monde trouvait ça drôle et je me suis même fait complémenté sur ma façon de danser. Faut bien que mes hanches servent à quelques choses!
Première rencontre avec les écoles de Guirvidig, de Kéléo, de Yangah et Méwi
Aujourd’hui, 27 septembre 2010, j’ai visité l’école primaire de Guirvidig et rencontré son directeur. En fait, j’ai rencontré le directeur de Guirvidig 2. Parce qu’il y a un effectif d’élève trop élevé et pas assez de salle de classe, ils ont séparés les cours en deux. Il y a donc les cours de Guirvidig 2 le matin, de 7 :30am à 12 :00. L’école de Guivridig 1, avec un autre directeur et autres enseignants prend vie en après-midi, entre 12 :30 et 17 :00. Les infrastructure laissent à désirer : dans la plus part des salles de classe, il n’y a pas de « table-banc », donc les enfants sont assis à même le sol, qui est constituer de sable et parfois de ciment. Certaines classes n’ont pas de portes, donc sont toujours ouverte et les fenêtres ne sont pas fermées. Ce sont de grands trous dans les murs. C’est tout.
Il n’y a non plus pas d’eau de forage à boire. Le puit est fait mais pas tout a fait terminer. Si tout va bien, le tout devrait être finaliser cette année. Il n’y a pas non plus de vraie cloche pour sonner le début et fin des cours ainsi que la récréation. C’est le directeur, qui n’a pas de bureau, qui reste assis sous un arbre dehors pendant les heures de classe, qui demande à quelqu’un de cogner sur un gros baril de métal avec un bâton pour annoncer le début des cours. Le ratio professeur à élève est de 1 :112 pour l’année 2008-2009. Ça c’est la description d’une des 5 écoles avec lesquelles je vais travailler…
Sur une autre note, je suis allée voir ma voisine aujourd’hui. Elle m’arrangeait mes rideaux. J’ai acheté des beaux tissus aux couleurs africaines au marché de Maroua pour pouvoir bien couvrir mes fenêtres. Nous avons donc eue la chance de causer un peu. Étant donné qu’elle et ses amies ne parlent pas trop français, notre conversation était limité mais bien agréable quand même! Elle a aussi catégoriquement refusé les sous que je voulais lui donner pour son travail…
J’ai ensuite décidé d’aller un peu plus loin dans le village pour rencontrer la présidente de l’AME, qui est l’Association des Mères et Élèves. Étant donné qu’elle était partie en brousse (dans la « nature » du village), j’ai causé avec une autre femme et ses enfants qui logent chez eux. C’était bien agréable. C’est toujours intéressant de voir les différentes dynamiques familiales qui existent au travers le monde! Les plus jeunes enfants couraient et jouaient autour de nous, le plus vieux faisait ses devoirs et la plus vieille nous observait avec un sourire. C’est toujours bien apprécié par les gens du village lorsqu’une nasara (femme ou homme de peau blanche) vient chez vous pour vous saluer et causer. La président ede L’AME est arrivé 45 minutes plus tard, nous avons causé et avant de partir elle voulait absolument me montrer sa chambre. Pourquoi, je ne sais pas. Elle m’a montré les photos d’elle lorsqu’elle était plus jeune et m’a donné un éventail. Elle voulait absolument que je le prenne. C’est gens vive avec peu, mais son prêt à tout donner aux étrangers pour qu’ils se sentent chez eux… C’est un sentiment très bizarre de savoir que matériellement parlant, nous « avons plus » et pouvons « offrir plus », mais c’est toujours ceux qui en ont moins qui savent vraiment partager…
Il est presque 18h, donc je décide de retourner chez nous pour me faire à manger. Alors que je me prépare à cuire mes tomates et mes oignons, mais qui arrive dans ma cours, la voisine d’en face! Je l’invite donc à s’asseoir dehors, lui offre à boire et commence à causer. Je voulais vraiment faire bonne impression, car elle est venue chez nous! Nous causons du Cameroun, de la neige du Canada, je lui montre des photos de famille et d’un igloo avec Benoît et Lucas à l’intérieur et passons donc un bon moment ensemble. Elle me dit ensuite qu’elle va rentrer chez elle avant qu’il fasse trop noir. Alors que je lui dis que je la raccompagne à la porte, elle me dit qu’elle était venue puiser de l’eau, donc pas vraiment pour me voir directement…. Ah…. Mais nous avons quand même passé un bon moment, même si sa vrai intention était d’aller au puit…
Première journée complète en village : Comment cramer sa nouvelle casserole et la ver sa salle de bain…
5 :00am, cri de la mosquée, elle est à 10 pas de chez nous. Ça chante 5 fois par jour…
7 :30am des gens sont dans mon entrée en train de parler, je me lève, incapable de me rendormir…
8 :00am visite surprise de Mr. Seydou, quelqu’un avec qui je vais travailler, merde, il pouvait pas venir plus tard, j’ai faim..
9 :30am, oui oui, 1h30 plus tard, je peux enfin me fait à manger. Mais bien sûre que non. Il décide que c’est maintenant le moment de venir réparer mes moustiquaires plein de troue. J’AI FAIM!!!! Donc entre 2 moustiquaires, je me fait chauffer de l’eau, me fait du gruau, me prépare 2 craquelins et voilà, le tour est joué, enfin!
Maintenant que ça c’est fini, je me dis que je peux aller laver ma salle de bain. Au même moment, Yaya, un voisin, vient me chercher pour que je rencontre un autre voisin. Maintenant. Et me dit d’apporter mes rideaux car la filles du voisin est couturière. Bon, ok d’abord…
Après 1h de discussion sur tout et sur rien, je me retrouve enfin chez moi, toute seule, avec une salle de bain à laver… Mais je n’ais qu’une heure, avant que Mati, la personne avec qui je vais travailler à tous les jours ne vienne me chercher pour aller faire le tour du village…
Bon, après avoir vidé une demi bouteille d’eau de javel pour récurer mes carreaux de salle de bain et mon lavabo, miraculeusement devenue blanc, je me lave le visage vite vite car Mati arrive dans 10 minutes.
Au village, Mati et moi rencontrons le prince, oui oui, le prince du village, un frère du chef de village, et plein d’autres personnes. On visite l’école, qui est pitoyable…. Chauves souris au plafond, pas de latrines ou puit d’eau, salle de classe non sécuritaire, pas de portes ou fenêtres fermés, et, le pire, même pas de banc et table pour les enfants. Tous sont assis à même le sol, un par-dessus l’autre, en train d’essayer d’apprendre… C’est très triste, mais au moins ces pour ces enfants que je suis là… Ah et mon nouveau surnom est Marie-Guirvidig (mon village s’appel Guirvidig!).
Après cette visite marquante, on reparts au marché où j’achète tomates et oignons car j’ai comme une envie de couscous aux légumes ce soir! Les sardines c’est juste en cas de nécessiter!
Mais, avant de manger, il faut que j’arrange mon fameux matelas, maintenant sec après avoir passé la journée au soleil et continue avec la salle de bain… 3h plus tard, j’ai enfin un lit bien à moi et une salle bain ou je n’ais pas peur de mettre les pieds! J’ai même confiance que je peux m’asseoir sur mon bol de toilette! Quelle amélioration! Le seul hic, la toilette ne flush pas…. Hmmm, ça, c’est un problème à régler demain, là j.ai faim!
Alors, toute fière de mes achats, tomates et oignons, qui ont bien trempé dans de l’eau et un peu de javel, je commence à essayé de couper mes légumes avec un couteau de table… pas fort fort, je dois vraiment m’équipper pour la cuisine car là, ça fait pitié mon affaire! Je pars ensuite le feu, met de l’huile et espère pour le mieux! Comble su malheur, ma cassrole à chauffer vraiment foirt en moins de 5 secondes, mon sel d’ail est tout coller dans son plat à épices et je n’ais pas de cuillère pour brasser, à part un cuillère de table. Il fait chaud, j’ai chaud et ça crame dans ma poêle. Bravo Marie-France, bravo. J’éteint le feu, met les légumes dans un plat, met de l’eau dans la casserole pour faire chauffer pour le couscous et le tout recommence à chauffe comme ça ne se peut pas. En 30 secondes mon eau est prête. Faut dire que je n’avais pas nettoyé ma seule et unique casserole entre les légumes et l’eau…
Le couscous est donc un peu croustillant, pas très chaud, les légumes un peu brûlé mais avec un peu de vinaigre de vin et de moutarde forte, j’ai droit à un festin! Avec une casserole maintenant toute noir et une odeur bizarre dans la pièce. Au moins, c’est bon!
Après un bon repas, une bonne douche, c’est maintenant le temps de ma première leçon de yoga… Oh boy, laissé moi vous dire que la flexibilité, je n’en ais vraiment pas, pour le moment. Après 30 minutes de détente, de position du pigeon, du chien et de l’enfant, c’est maintenant l’heure de dormir! Je me demande bien ce qu’il va se passer demain…
L’arrivée en village, tout mouillé…. Évidemment
5 :00am, Stephanie et moi sommes toutes les deux réveillés par un orage. Laissez moi vous dire que ça tombe fort! Mais bon, on se rendort malgré le temps qui gronde…
Le réveil sonne à 6 :50am, je me lève, me douche, m’habille et descend pour un autre fameux déjeuner avec les prêtes de la « L’Obla » (mission catholique) où nous sommes logés. Aziz, un employé de VSO m’a dit d’être prête pour 8ham pour partir en village. Il pleut toujours…
Bon, il est environ 11ham, Aziz arrive avec son 4x4 chargé de meubles, mes meubles pour la prochaine année! Il pleut plus mais le temps est toujours gris et semble menacé, nous partons quand même, le matelas, mes meubles de chambre, mon lit défait en morceau sur le toit, pas couvert… Je vous laisse deviner la suite….
Avec environ 1h30 de bouette à traverser, des mégas nid de poules à traverser, et évidemment, la pluie qui à décider de retomber, et pas à peu près, je vous laisse deviner de quoi ma face avait l’air. L’eau coulait même dans le char et vu qu’Aziz voulait garder sa fenêtre ouverte pour avoir de l’air frais, Stéphanie et moi avons mangé un peu de bouette. Imaginer encore une fois l’expression de mon visage. Et non, on ne fait demi-tour. On se rend…
Et oui, tout est mouillé, on monte les meubles pareils ma chambre, on me prête un autre metelas, lui aussi, humide pour je ne sais quelle raison pour au moins que je passe la nuit. Demain, s’il fait beau, je ferai sécher mon matelas au soleil…
En parlant de ma maison, et bien j’ai 2 pièces, non connecté… Une chambre et une autre pièce qui est comme ma cuisine. J’ai une salle de bain, présentement horriblement sale, genre que la toilette, lavabo, tuiles sur le mur, douche son jaune et brun au lieu de blanc… beurk... demain je nettoierai le tout. Pour le moment, je suis fatigué! Et en plus, j’ai pas mangé… il est maintenant 7 :00. Hmm, canne de sardine peut-être, avec des craquelins? Pourquoi pas! Ensuite, bonne nuit!
De Yaoundé à Maroua, avec 1 journée de retard!
Bonjour à tous!
J’espère que vous allez bien!
Tant de choses se sont passés depuis ma dernière histoire… Par où commencer… Hmmm
Bon, alors commençons par la fin de la formation à Yaoundé et le début de l’aventure à Maroua! La formation à la capitale a finalement pris fin le 16 septembre dernier. Tous les volontaires avons souper ensemble, pris une bière et jouer à des jeux de société avant de tous allez se coucher et nous préparer au départ de demain… ou presque.
Tel que prévue, les coopérants qui quittaient pour le sud du Cameroun et du Nord-Ouest du Cameroun ont quitté tôt le matin pour leur placement, pendant que les 7 coopérants de l’extrême Nord, incluant moi-même, devions attendre la fin de la journée pour prendre le train de nuit et ensuite l’autobus pour nous rendre à Maroua, la ville principale de l’Extrême Nord.
Comble de malheur, vers les 11 :30am, nous avons une visite du notre responsable de programme qui nous apprend qu’il y a des problèmes de billets de train. Bref, nous ne les avons pas… bon. Que faire. Il y a donc deux options, soit nous quittons ce soir mais assis sur des bancs pendant 30 heures, ou bien on quitte le lendemain avec des couchettes, comme ce qui avait été prévu originalement.
Après une visite du directeur de VSO au Cameroun, de négociation, seulement 2 personnes, le couple du groupe a pue partir. Pour le reste, on attend de voir si on peut partir demain.
Comme de fait, le dimanche nous passons la journée a attendre e finalement, à 4 :30pm on apprends qu’on partir. À 5hpm on est dans le taxi et en route pour l’aéroport. Avec de multiples bagages, des coffres de taxis trop rempli, à un point tel qu’il ne ferme même pas, nous arrivons à la station de train, prenons place dans nos couchettes. Jackie et moi sommes dans une chambre et les 3 autres filles se partagent une autre couchette.
Biensûre, les coquerelles sont du voyage; sur les murs autour de nos lits, sur nos bagages, sur le plancher, et même sur ma tête, pendant que je dormais. Ça, j’ai pas trop aimé. Mais, sans trop de peine et de misère, sans aucun retard nous arrivons finalement à la station de train et autobus, 14h plus tard… Il nous reste seulement 8h d’autobus à faire. Malgré la chaleur on se rend tous en un morceau. À oui, j’ai oublié de vous dire, c’est maintenant la saison fraîche qui commence. Il peut faire entre 30-37 degrés environ… Quand la saison chaude fera son arrivée, il fera 45-48 degrés, à l’ombre…
Bon, alors nous sommes maintenant arrivé à Maroua. C’est une très belle ville, plus petite que Yaoundé. J’aime bien! Nous sommes logés à l’OBLAT, la mission catholique de Maroua, c’est simple, bien entretenu, et bien situé. Les déjeuners avec les frères et prêtres sont parfois même très comiques!
Nous passons donc 2 jours complets à Maroua avant que tous retrouvent nos villages respectifs. À la grande journée de départ, Jackie et moi qui sommes éloignés de la ville de Maroua prenons la route dans un 4x4, avec les bagages sur toi et plein le coffre. Après 1 :30 de route nous arrivons enfin chez moi.
On décharge les bagages, mais comble de malheur, je n’ais aucun meuble dans ma ‘maison’…. Ils ont été pris en otage par quelqu’un qui demande de l’argent pour je ne sais quelle raison… Hmmm, mais où vais-je passer la nuit… Avant de prendre une décision, nous allons reconduire Jackie chez elle qui habite à 24km de chez moi. En chemin nous allons saluer le maire de Maga, allons dire bonjour au Sultan de Maga, qui se faisait ventiler avec un gros éventail qu’un enfant tenait à bout de bras, li doit mesurer au moins 6’7. C’était presque absurde comme scène. Je ne sais même pas encore quoi en penser…
Après avoir reconduit Jackie chez elle et s’être dit aurevoir, nous retournons évaluer la situation chez nous. Après 1h de négociation en Fulfuldeé, la langue locale, évidemment je n’ais rien compris de ce qu’il disait, Aziz, le chauffeur, me dit, tu rentres à Maroua retrouver Stéphanie qui attend que sa maison soit prête… pas question de dormir ici, sur le sol, à terre… Merci Aziz…
Le départ sera donc pour un autre jour!
Tuesday, September 14, 2010
Partir à l’aventure à Yaoundé, de jour comme de nuit!
Enfin samedi! La fatigue est omniprésente, on récupère tranquillement encore du voyage en avion, du décalage horaire, du dépaysement, de notre nouvel environnement et tout le reste. Malgré une petite fatigue, Stéphanie, Nia et moi-même décidons de partir à la découverte de Yaoundé. Nous prenons donc un taxi pour se diriger vers notre première destination, le musé d’Art Camerounais….
Après 20 minutes de taxi, nous arrivons devant le musé. Tout juste avant de débarquer du musé, un agent de sécurité vient nous voir :
Agent de sécurité : Bonjour, vous venez au musé?
Stéphanie : Oui, c’est possible?
Agent de sécurité : Non, pas aujourd’hui, le musé est en chantier pour réparations. Il faut venir un autre jour.
Stéphanie : Ah bon, d’accord. Et quand le musé sera-t-il rouvert?
Agent de sécurité : Quand les réparations seront terminés, mais pas avant.
Stéphanie : Ah…
Nous repartons donc en taxi vers notre deuxième destination, le monument de la réunification. Une fois arrivé au monument, nous payons le chauffeur de taxi et débarquons.
Le monument est clôturé tout autour et un gardien de sécurité garde la porte.
Les coopérantes: Bonjour, c’est bien le monument de la réunification?
Gardien : Oui, et c’est 500Fcfa par personne pour rentrer.
Les coopérantes : QUOI??? C’est un monument. C’est gratuit. On ne paye pas.
Gardien : Ah mais si, il faut payer. Je vous fais un meilleur prix, 1000 Fcfa pour les 3.
Les coopérantes : NON! On ne paye pas.
Au même moment, un couple camerounais arrive et entre sans payer. Évidemment. Le gardien voit 3 touristes, donc une opportunité de se faire de l’argent…. Première expérience face à la corruption….
Les coopérantes : Ah, donc vous chargez les touristes mais pas les gens locaux. C’est pas correct ça messieurs.
Le gardien nous invente donc une histoire à tenir debout à propos du couple camerounais et pourquoi il ne paye pas.
Les coopérantes : Alors s’il faut payer, où est la pancarte qui nous indique les prix?
Gardien : Elle n’est pas prête encore, ils vont l’installer bientôt. Entre temps mes patrons m’ont demandé de recueillir le plus d’argent possible pour l’entretien du monument, c’est pour ça que je vous demande de l’argent. Et pour vous je fais un autre bon prix, 300 Fcfa pour vous trois.
Les coopérantes : Non merci, on s’en va….
Au même moment, une gang de jeunes entrent comme si de rien n’était dans l’enclos du bâtiment, sans payer et sans que le gardien dise un mot….
Suite à cette expérience, qui nous a un peu frustré, mais va faire partie de notre réalité pendant les 12 prochains mois, nous poursuivons donc notre chemin vers le Centre culturel français. Nous entrons, faisons le tour, regardons la programmation, les évènements culturels et faisons la rencontre d’une gentille dame. Tout prêt du resto dans le centre culturel, nous entendons de l’excellente musique Africaine. Nous interrogeons la dame sur la musique que nous entendons. Nous apprenons qu’il y a un spectacle se soir, un groupe du Nord-Ouest du Cameroun. Ils sont en répétition en ce moment. « Attendez-moi ici quelques instants, je vais voir si vous pouvez entrez et regardez un peu ».
3 minutes plus tard, la dame revient nous chercher. Nous allons « back stage » pour écouter un groupe populaire camerounais. C’était vraiment génial! De la vraie bonne musique au son de percussions, guitares, piano et autre.
Suite à cette merveilleuse expérience, nous repartons dans les rues étouffantes de Yaoundé, traversons intersections et parcs avant de reprendre un taxi pour l’hôtel. Ce soir, quelques volontaires, incluant moi-même, décidons d’aller au Restaurant « Bois d’Ébène », qui servent de la nourriture traditionnel, vraiment excellente, en plus de présenter de la musique live.
À ma grande surprise, nous n’avons pas entendu une seule chanson de Céline Dion. Le chanteur qui a ouvert le show s’est contenté de chanter du Francis Cabrel, Julie Masse, Corey Heart, Sher et autres. Oui oui, je suis bel et bien en Afrique. Mais ça c’était juste le l’échauffement.
Vers 10 :15pm, le vrai show commence, avec de la bonne musique traditionnelle, des femmes qui se font aller le derrière comme je n’ais jamais vu auparavant. Évidemment, la fameuse danseuse demande à certains participant de monter sur la scène pour se pratiquer avec elle. Ça c’était vraiment drôle! Surtout que 2 personnes de notre groupe, on tenter le défi. Je dois avouer qu’ils nous ont bien faire rire!
Vers le 12 :30am, nous décidons, tout bonnement d’aller en boîte pour danser. On est à Yaoundé pour probablement 1 fois dans notre vie, il faut donc en profiter! En chemin, la police décide de faire la vérification de nos pièces d’identité. Heureusement, dans notre taxi, tous avaient leurs pièces. Malheureusement pour l’autre taxi, la situation a été tout autre. Certains ne n’avaient pas de pièces valides. Résultats, et bien le policier s’est quelque peu rempli les poches…
Rendu en boîte, Kadios Night Club, étant donné qu’on ne peut rentrer chez soi aux petites heures de la nuit, nous devons rester jusqu’à au moins 4h00am. Nous avons donc danser, danser et danser aux rythmes de boîtes africaine, non-stop! Enfin un peu d’exercice physique!
Bonne nuit!
Dans la jungle du Marché de Mokolo, Yaoundé
Aujourd’hui fut une journée très excitante. Une des activités prévues dans la formation était de nous donner une liste de trucs à acheter au marché de Mokolo (grand marché extérieur), avec seulement 2000 Fcfa en poche. J’avais donc environ $4,00-5,00 pour acheter des serviettes de table, une éponge à vaisselle et des chiffons de vaisselle. Il fallait également que je me garde de l’argent pour prendre un taxi pour retourner au bureau de CUSO-VSO.
Le but de l’exercice était de nous faire vivre une expérience de négociation à la Camerounaise. On ne pouvait échouer, sinon on ne rentrait pas au bureau (plus d’argent pour le taxi)!
Alors, le tout commence lorsqu’on quitte le bureau de VSO. Nous prenons 3 voitures pour embarquer tous les volontaires et quittons pour le marché. 20 minutes de taxi plus tard, 12 canadiens, européens et américains débarquent en plein milieu de petites rues bondées de Camerounais. Je vous laisse imaginer la seine!
Le coup de départ est lancé. Nous avons environ 30 minutes pour trouver nos articles, marchander, acheter et trouver un taxi pour retourner au bureau. Étant donné que nos liste d’articles à acheter diffèrent de personne en personne, nous ne pouvons tous se grouper ensemble, c’est presque du chacun pour soi.
Après plusieurs petits kiosks visités, de recherche, de négociation pour trouver le bon prix, c'est-à-dire le prix qui s’approche le plus de ce que les Camerounais débourserais pour ces items, versus le touriste qui ne sait quoi payer, d’achat, de recherche de taxi, l’exploit est finalement réussi, avec encore 1,100 Fcfa en poche. Pas si pire quand même!
Donc après une bonne journée bien rempli d’émotions, nous décidons de nous gâter ce soir et allons au restaurant, manger de la bonne pizza! Les conversations abondent autour de la table, je commande une excellente pizza 3 fromages avec un bonne bière. Vers la fin du repas, Justine, une des volontaires, trouve une sauterelle, grosseur moyenne, dans sa salade… enduit de vinaigrette… sous la dernière feuille de salade… Hmmmmm…
Bon. Nous interpellons la serveuse :
Justine : « Pardon madame, je pense que j’ai trouvé un insecte dans mon assiette. Je crois que c’est une sauterelle. »
Le silence est palpable autour de la table. Tous regardent la conversation qui se déroule pour voir ce qui se passera…
Serveuse (avec un aire complètement indifférent) : Faites-moi voir. Non ça ne se peut pas. Si c’est vraiment une sauterelle, elle a du sauter dans l’assiette pendant qu’elle vous a été apporté.
Ah. Bien sûre. De la cuisine à la table, environ 25 pas, une sauterelle aurait décidé de sauter dans la salade, de se faufiler sous toutes les feuilles de verdure, s’enduire de vinaigrette et attendre la fin du repas pour se montrer. En plus, elle avait l’aire d’être déjà morte.
Justine a quand même réussie à obtenir 50% de rabais sur son plat… Vous demandez-vous si je vais revenir mangé ici si une occasion se présentait? La réponse : oui! La pizza était bonne et sans bibittes.