Tuesday, September 14, 2010

Partir à l’aventure à Yaoundé, de jour comme de nuit!

Enfin samedi! La fatigue est omniprésente, on récupère tranquillement encore du voyage en avion, du décalage horaire, du dépaysement, de notre nouvel environnement et tout le reste. Malgré une petite fatigue, Stéphanie, Nia et moi-même décidons de partir à la découverte de Yaoundé. Nous prenons donc un taxi pour se diriger vers notre première destination, le musé d’Art Camerounais….

Après 20 minutes de taxi, nous arrivons devant le musé. Tout juste avant de débarquer du musé, un agent de sécurité vient nous voir :

Agent de sécurité : Bonjour, vous venez au musé?

Stéphanie : Oui, c’est possible?

Agent de sécurité : Non, pas aujourd’hui, le musé est en chantier pour réparations. Il faut venir un autre jour.

Stéphanie : Ah bon, d’accord. Et quand le musé sera-t-il rouvert?

Agent de sécurité : Quand les réparations seront terminés, mais pas avant.

Stéphanie : Ah…

Nous repartons donc en taxi vers notre deuxième destination, le monument de la réunification. Une fois arrivé au monument, nous payons le chauffeur de taxi et débarquons.

Le monument est clôturé tout autour et un gardien de sécurité garde la porte.

Les coopérantes: Bonjour, c’est bien le monument de la réunification?

Gardien : Oui, et c’est 500Fcfa par personne pour rentrer.

Les coopérantes : QUOI??? C’est un monument. C’est gratuit. On ne paye pas.

Gardien : Ah mais si, il faut payer. Je vous fais un meilleur prix, 1000 Fcfa pour les 3.

Les coopérantes : NON! On ne paye pas.

Au même moment, un couple camerounais arrive et entre sans payer. Évidemment. Le gardien voit 3 touristes, donc une opportunité de se faire de l’argent…. Première expérience face à la corruption….

Les coopérantes : Ah, donc vous chargez les touristes mais pas les gens locaux. C’est pas correct ça messieurs.

Le gardien nous invente donc une histoire à tenir debout à propos du couple camerounais et pourquoi il ne paye pas.

Les coopérantes : Alors s’il faut payer, où est la pancarte qui nous indique les prix?

Gardien : Elle n’est pas prête encore, ils vont l’installer bientôt. Entre temps mes patrons m’ont demandé de recueillir le plus d’argent possible pour l’entretien du monument, c’est pour ça que je vous demande de l’argent. Et pour vous je fais un autre bon prix, 300 Fcfa pour vous trois.

Les coopérantes : Non merci, on s’en va….

Au même moment, une gang de jeunes entrent comme si de rien n’était dans l’enclos du bâtiment, sans payer et sans que le gardien dise un mot….

Suite à cette expérience, qui nous a un peu frustré, mais va faire partie de notre réalité pendant les 12 prochains mois, nous poursuivons donc notre chemin vers le Centre culturel français. Nous entrons, faisons le tour, regardons la programmation, les évènements culturels et faisons la rencontre d’une gentille dame. Tout prêt du resto dans le centre culturel, nous entendons de l’excellente musique Africaine. Nous interrogeons la dame sur la musique que nous entendons. Nous apprenons qu’il y a un spectacle se soir, un groupe du Nord-Ouest du Cameroun. Ils sont en répétition en ce moment. « Attendez-moi ici quelques instants, je vais voir si vous pouvez entrez et regardez un peu ».

3 minutes plus tard, la dame revient nous chercher. Nous allons « back stage » pour écouter un groupe populaire camerounais. C’était vraiment génial! De la vraie bonne musique au son de percussions, guitares, piano et autre.

Suite à cette merveilleuse expérience, nous repartons dans les rues étouffantes de Yaoundé, traversons intersections et parcs avant de reprendre un taxi pour l’hôtel. Ce soir, quelques volontaires, incluant moi-même, décidons d’aller au Restaurant « Bois d’Ébène », qui servent de la nourriture traditionnel, vraiment excellente, en plus de présenter de la musique live.

À ma grande surprise, nous n’avons pas entendu une seule chanson de Céline Dion. Le chanteur qui a ouvert le show s’est contenté de chanter du Francis Cabrel, Julie Masse, Corey Heart, Sher et autres. Oui oui, je suis bel et bien en Afrique. Mais ça c’était juste le l’échauffement.

Vers 10 :15pm, le vrai show commence, avec de la bonne musique traditionnelle, des femmes qui se font aller le derrière comme je n’ais jamais vu auparavant. Évidemment, la fameuse danseuse demande à certains participant de monter sur la scène pour se pratiquer avec elle. Ça c’était vraiment drôle! Surtout que 2 personnes de notre groupe, on tenter le défi. Je dois avouer qu’ils nous ont bien faire rire!

Vers le 12 :30am, nous décidons, tout bonnement d’aller en boîte pour danser. On est à Yaoundé pour probablement 1 fois dans notre vie, il faut donc en profiter! En chemin, la police décide de faire la vérification de nos pièces d’identité. Heureusement, dans notre taxi, tous avaient leurs pièces. Malheureusement pour l’autre taxi, la situation a été tout autre. Certains ne n’avaient pas de pièces valides. Résultats, et bien le policier s’est quelque peu rempli les poches…

Rendu en boîte, Kadios Night Club, étant donné qu’on ne peut rentrer chez soi aux petites heures de la nuit, nous devons rester jusqu’à au moins 4h00am. Nous avons donc danser, danser et danser aux rythmes de boîtes africaine, non-stop! Enfin un peu d’exercice physique!

Bonne nuit!

Dans la jungle du Marché de Mokolo, Yaoundé

Aujourd’hui fut une journée très excitante. Une des activités prévues dans la formation était de nous donner une liste de trucs à acheter au marché de Mokolo (grand marché extérieur), avec seulement 2000 Fcfa en poche. J’avais donc environ $4,00-5,00 pour acheter des serviettes de table, une éponge à vaisselle et des chiffons de vaisselle. Il fallait également que je me garde de l’argent pour prendre un taxi pour retourner au bureau de CUSO-VSO.

Le but de l’exercice était de nous faire vivre une expérience de négociation à la Camerounaise. On ne pouvait échouer, sinon on ne rentrait pas au bureau (plus d’argent pour le taxi)!

Alors, le tout commence lorsqu’on quitte le bureau de VSO. Nous prenons 3 voitures pour embarquer tous les volontaires et quittons pour le marché. 20 minutes de taxi plus tard, 12 canadiens, européens et américains débarquent en plein milieu de petites rues bondées de Camerounais. Je vous laisse imaginer la seine!

Le coup de départ est lancé. Nous avons environ 30 minutes pour trouver nos articles, marchander, acheter et trouver un taxi pour retourner au bureau. Étant donné que nos liste d’articles à acheter diffèrent de personne en personne, nous ne pouvons tous se grouper ensemble, c’est presque du chacun pour soi.

Après plusieurs petits kiosks visités, de recherche, de négociation pour trouver le bon prix, c'est-à-dire le prix qui s’approche le plus de ce que les Camerounais débourserais pour ces items, versus le touriste qui ne sait quoi payer, d’achat, de recherche de taxi, l’exploit est finalement réussi, avec encore 1,100 Fcfa en poche. Pas si pire quand même!

Donc après une bonne journée bien rempli d’émotions, nous décidons de nous gâter ce soir et allons au restaurant, manger de la bonne pizza! Les conversations abondent autour de la table, je commande une excellente pizza 3 fromages avec un bonne bière. Vers la fin du repas, Justine, une des volontaires, trouve une sauterelle, grosseur moyenne, dans sa salade… enduit de vinaigrette… sous la dernière feuille de salade… Hmmmmm…

Bon. Nous interpellons la serveuse :

Justine : « Pardon madame, je pense que j’ai trouvé un insecte dans mon assiette. Je crois que c’est une sauterelle. »

Le silence est palpable autour de la table. Tous regardent la conversation qui se déroule pour voir ce qui se passera…

Serveuse (avec un aire complètement indifférent) : Faites-moi voir. Non ça ne se peut pas. Si c’est vraiment une sauterelle, elle a du sauter dans l’assiette pendant qu’elle vous a été apporté.

Ah. Bien sûre. De la cuisine à la table, environ 25 pas, une sauterelle aurait décidé de sauter dans la salade, de se faufiler sous toutes les feuilles de verdure, s’enduire de vinaigrette et attendre la fin du repas pour se montrer. En plus, elle avait l’aire d’être déjà morte.

Justine a quand même réussie à obtenir 50% de rabais sur son plat… Vous demandez-vous si je vais revenir mangé ici si une occasion se présentait? La réponse : oui! La pizza était bonne et sans bibittes.

Les règles d’or de santé et sécurité au Cameroun

Oh la la. La fatigue est toujours là. Les formations sont tous les jours de la semaine à partir de 8 :30am. Avec le décalage, nous dormons environ 5h par nuit donc vous imaginez de quoi j’ai l’air pendant la journée! Pendant une pause de 30 minutes le matin je suis retourné à ma chambre d’hôtel faire une sieste de 15 minutes… De retour à la salle de conférence on nous a offert du café. Hmmmmm, la ça va mieux!

Et maintenant, parlons de santé et sécurité au Cameroun… L’Extrême Nord, là où tout est extrême…

Donc, une des formations aujourd’hui porte sur la Santé et Sécurité. Voici quelques leçons intéressantes apprises :

1) Si on décide de sortir le soir, il faut soit rentrer vers les 23 :00 ou bien si on va en boîte de nuit pour danser, il faut rentrer aux petites heures du matin, c'est-à-dire 4-5 :00am, car si on vagabonde dans les rues en pleine nuit, il est probable de se faire voler.

2) Lorsqu’on se promène avec de l’argent sur soi, il faut s’assurer d’en cacher un peu partout sur nous : poches, souliers, brassière, sous le chandail, etc. Car si quelqu’un vous approche et décide de vous voler, et bien au moins vous en avez de cacher en back up. Si vous n’avez rien sur vous, et bien votre agresseur pourrait devenir un peu plus fâché contre vous, ce qui pourrait être pire. Même chose pour l’argent dans notre maison. Il faut en cacher un peu partout, question de sécurité-précautions.

3) Ah oui, ll y a des scorpions dans l’Extrême Nord, veuillez donc vérifier vos souliers avant de les mettre. Mais ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas dangereux…. Ah oui, il peut y avoir des genres de tarentules aussi…

4) Après une soirée où tout le monde rentre chez eux, il est avisé d’envoyer un message texte à un ami pour lui dire qu’on est bel et bien arrivé.

5) Toujours avoir une pièce d’identité sur soi. Étant donné que la police effectue des vérifications fréquente lorsqu’on se promène en taxi, si on n’a pas de pièce d’identification à présenter, telle un passeport ou bien notre carte de séjour, et bien, on paye… la corruption est très flagrante ici. C’est la survie…

6) Toujours discuter avec le chauffeur de taxi, en taxi voiture et mototaxi, pour s’assurer que le chauffeur n’a pas bu ou bien pris de la drogue.

Bon. J’espère que je ne vous ais pas fait peur quand même! C’est « règles » nous sont dites car par principe, il faut que nous soyons avisé de la réalité d’ici et de ce qui pourrait potentiellement nous arriver. À part l’extrême température de l’Extrême Nord du Cameroun, tout n’est pas si extrême que ça! Enfin, je vous tiendrai au courant une fois arrivé là-bas!

Le petit resto du coin

Réveil brutal a 7 :30am. Ouf… j’ai de la misère à garder mes yeux ouverts… mais vive l’adrénaline! On déjeune tout le groupe ensemble à l’hôtel. Nous sommes au total 12 coopérants qui commencerons à travailler sous peu dans différentes régions du pays. Certains sont en éducation, d’autres en gestion, d’autres en environnement. La journée se déroule bien malgré la fatigue. Pour le lunch nous découvrons LE meilleur resto du coin. Pas trop loin de L’hôtel, sur le bord de la rue se trouve un homme, derrière un petit comptoir à côté de quelques tables et chaise. Ce gentil messieur, ancien agriculteur, serre des haricots blancs, des omelettes, du poisson ou bien de la viande. Bon, c’est bien et ce n’est pas cher!!! Un plat équivaut à entre 400-800 Fcfa, donc environ $1-2 canadiens. Cette place deviendra sûrement notre resto traditionnel et l’omelette aux légumes mon plat préféré!

En fin d’après-midi, Stéphanie et moi allons prendre une marche au petit marché pas trop loin de l’hôtel pour découvrir les environs. Les papayes, bananes, oranges, carottes, patates, épices, viandes, savon et encore plus s’étendes sur le sol et sur les tables et les vendeuses attendent patiemment le prochain acheteur…

Cet temps-ci la température est bonne, il ne fait pas chaud, même que je dirais qu’il fait froid, je porte tout le temps ma veste! Mais ça c’est parce qu’on est à Yaoundé. Un fois rendu dans l’Extrême nord, où je travaillerai, les températures se tiendront entre 30-45 dépendamment des saisons. En passant, la température la plus élevée la dernière saison était de 58 degré celcius. Ça vous donne une idée de ce qui m’attend!!!

Monday, September 13, 2010

Me voici maintenant au Cameroun!

Et voici le début de l’aventure! Aéroport de Montréal, 15 :45. J’aperçois 2 jeunes gens arriver avec des casques de moto attaché à leur sac à dos. Ça y est, j’ai trouvé 2 autres des 7 coopérants qui quittent pour le Cameroun. Je me lève de me banc et me dirige vers eux et je retrouve Stéphanie, assise avec eux, que j’avais déjà rencontré il y a quelques semaines au restaurant. On fait les introductions. Ouf, ils sont supers sympas! Arrive ensuite Jackie, Denis et Yacouba. Bonne chimie de groupe! L’appel pour border l’avion est lancé et nous embarquons et quittons notre mère patrie pour Zurich et enfin le Cameroun…

Après 7 :30 de vol, on met les pieds en Suisse. On se perd dans l’aéroport, part à la recherche de magasins, jouons quelques parties de « 31 » aux cartes, écoutons du coupé décalé (musique « africaine ») grâce à Yacouba et attendons, patiemment notre prochain vol…

Après 6 :30 d’attente on procède à l’embarquement et quittons pour le Cameroun, toujours sans avoir fermer l’œil… la fatigue commence doucement à se faire sentir, je réussie enfin à dormir et somnoler. Nous faisons alors un arrêt à Douala, une ville au Cameroun où certains passagers descendent et poursuivre leur voyage. Évidemment, nous avons des problèmes mécaniques lorsque le personnel de l’aéroport essaye de faire descendre les bagages de l’avion…. Finalement, après 1 heure d’attente nous quittons pour Yaoundé, la capitale du Cameroun.

La vue de l’avion est magnifique et triste en même temps. Nous voyons et découvrons à la fois la verdure, la jungle et les paysages incroyables du Cameroun, tout à côté des maisons inondés dû à la saison des pluies. Le contraste est frappant…. Je ne sais quoi pensé pour dire la vérité.

Après 1h30 de retard, je mets les pieds au Cameroun, ma nouvelle terre d’accueil. Je récupère mes bagages sans problèmes, rencontres d’autres coopérants venant de la Belgique, des États-unis et de l’Angleterre. Nous sommes cordialement accueilli par des membres de VSO (l’organisation pour laquelle je travail). Nous embarquons bagages et passagers dans 3 véhicules pour aller s’installer à l’hôtel où nous passerons les prochains 2 semaines en formation.

Après 36 heures d’être réveillé, quelques formalités, tué 2 coquerelles dans ma salle de bain et défait ma valise, manger un sandwich extra piquant acheté dans un petit resto sur le bord de la rue, je me couche, enfin. Il est 1 :30am, heure du Cameroun. Demain matin, le déjeuner est à 8 :30am… bonne nuit!